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Montebourg défend sa méthode, "la négociation franche"

PARIS - Le ministre du Redressement productif se défend dans "Libération" de vouloir attiser les rancœurs entre le gouvernement et PSA.

Article rédigé par franceinfo
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Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, le 2 juillet 2012 à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)

Depuis que PSA a annoncé la suppression de 8 000 postes, le 12 juillet, il est au centre des débats. Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, veut se montrer intransigeant face au constructeur automobile. Dans une interview à Libération (article abonnés), mardi 24 juillet, il défend sa méthode de négociation, parfois jugée abrupte par le constructeur automobile. Il assure dans cette interview que les mots qu'il a eus envers PSA "ont été pesés", tout en expliquant qu'il ne souhaitait pas "blesser le groupe".

"J’ai personnellement une histoire affective avec cette marque, comme beaucoup de Français, raconte-t-il. Je n’ai jamais eu que des Peugeot (…) Je veux protéger l’avenir de cette entreprise, de ses usines en France, de ses salariés. Pour y arriver, nous devons comprendre ce qui s’est passé pour ne pas reproduire les mêmes erreurs." Une déclaration qui semble vouloir calmer le jeu : la semaine dernière, Montebourg avait déclaré que le gouvernement avait "un vrai problème avec la stratégie" de PSA.

"Je ne suis pas le ministre du cours de la Bourse"

Le ministre se défend par ailleurs de vouloir "alimenter une quelconque polémique, et certainement pas avec Peugeot". Pour autant, il juge que son ministère "n'est pas celui des mondanités (…) Nous n'esquiverons pas les problèmes ni les désaccords". N'y a-t-il pas un risque d'hystériser les situations, demande le quotidien ? "Le seul risque que je connaisse, en politique, c’est de ne rien faire et de se taire. Ma méthode, c’est la négociation franche () Nous sommes dans une situation d’urgence économique et sociale qui exige que chacun fasse un effort".

Autre question soumise par le quotidien : engager un bras de fer avec le groupe PSA ne risque-t-il pas de le fragiliser, notamment à la Bourse ? "Je suis parfaitement conscient que nous vivons dans un univers de marché, se justifie Montebourg, mais il y a 8 000 familles qui sont menacées par le chômage. Je ne suis pas le ministre du cours de la Bourse". Il rappelle à ce titre que le cours de l'action PSA a chuté de 77,5% en un an, "retrouvant son plus bas historique du début des années 1990". Mais garantit, à titre personnel et malgré les difficultés : "Je roulerai toujours en Peugeot."

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