Industrie : l'avenir de la fonderie automobile SAM en suspens

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Industrie : l'avenir de la fonderie automobile SAM en suspens
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Article rédigé par
M-C.Delouvrié, D.Breysse, N.Trau - France 2
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Le sort de 335 salariés de l'usine la SAM, dans l'Aveyron, est suspendu à la décision de Renault. Le constructeur automobile doit s'engager d'ici à mercredi 24 novembre à une commande ferme auprès de la fonderie, la condition imposée par le tribunal de commerce pour accepter une offre de reprise. 

Les 335 salariés de la Société Aveyronnaise de Métallurgie, la SAM, ont voté le blocage en silence. Jour et nuit, jusqu'à Noël s'il le faut, ils ne quitteront pas les lieux. Ils sont mobilisés depuis neuf mois. "La fatigue, la colère, la résignation, le combat. C'est la dernière ligne droite", confie Christelle Ramaut, salariée depuis 29 ans. La moyenne d'âge des salariés est de 47 ans. La plupart n'ont connu que cette usine dans leur vie professionnelle. 

Renault souhaite se fournir en Espagne

La fonderie fabrique des pièces en aluminium pour un seul client, Renault. Sans le constructeur, l'usine est condamnée. Les syndicats craignent son retrait d'ici deux jours, au profit d'un fournisseur espagnol. "On est en capacité, on a les machines, on a le potentiel pour le faire, […] mais ils font le choix délibéré d'aller en Espagne, en Roumanie, pour avoir des coûts bien moindres", explique Sébastien Lallier, représentant des salariés CGT. La région et l'Etat ont promis 9 millions d'euros d'aides pour sauver la SAM. Le ministère de l'Économie a appelé, lundi 22 novembre, le constructeur à prendre ses responsabilités et soutenir la fonderie. 

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