Vidéo de Carlos Ghosn : l'ex-PDG de Renault est victime d'un "dossier monté par Nissan" selon son avocat

L'ancien patron de Nissan a livré sa version des faits. Il se dit "innocent" et pointe du doigt les responsables de sa chute.

Carlos Ghosn se dit \"innocent\" et accuse des dirigeants de Nissan de \"complot\" et de \"trahison\", mais sans livrer de noms. 
Carlos Ghosn se dit "innocent" et accuse des dirigeants de Nissan de "complot" et de "trahison", mais sans livrer de noms.  (RODRIGO REYES MARIN / MAXPPP)

Il était "essentiel à ses yeux que l'on comprenne que les accusations portées contre lui sont le résultat d'un dossier monté par Nissan". C'est pour cette raison que Carlos Ghosn a décidé d'enregistrer une vidéo dans laquelle il clame son innocence, selon Jean-Yves Le Borgne. L'avocat français de l'ex-PDG de Renault-Nissan a réagi sur franceinfo ce mardi 9 avril après la diffusion de la vidéo.

"Il y a deux points qui sont mis en lumière par ses déclarations que nous avons découvertes ce matin", a-t-il souligné. "Le premier, c'est que certains des grands cadres de Nissan devaient être inquiets pour leur propre position à cause des mauvais résultats qui ont été ceux de Nissan pendant ces deux dernières années" précise Me Jean-Yves Le Borgne. Il poursuit : "d'autre part, il y avait parmi les dirigeants de Nissan des gens qui étaient farouchement opposés à un rapprochement avec Renault, ce qui aurait pu ressembler à une fusion."

Carlos Ghosn ne livre pas de noms

"Il y a un phénomène qu'il ne faut pas négliger : c'est que depuis qu'on a écarté de toutes responsabilités Carlos Ghosn, quels sont les Français qui sont à la direction de Nissan ? Il n'y en a plus !" clame l'avocat, qui accuse : "Nissan est revenu aux mains et à la direction des Japonais. Cette opération apparaît comme une 'rejaponisation' (sic) de la situation et je pense qu'il était utile que Carlos Ghosn le dise, le souligne."

Dans une vidéo diffusée ce mardi et enregistrée avant son arrestation le 4 avril, Carlos Ghosn se dit "innocent" et accuse des dirigeants de Nissan de "complot" et de "trahison", mais sans livrer de noms.