Japon : la justice refuse que Carlos Ghosn assiste au conseil d'administration de Nissan mardi

L'ancien président de Nissan, qui reste administrateur tant que l'assemblée générale des actionnaires n'a pas voté sa destitution, souhaitait participer à la réunion. 

Carlos Ghosn arrive dans sa résidence à Tokyo (Japon), où il est actuellement assigné à résidence, le 8 mars 2019.
Carlos Ghosn arrive dans sa résidence à Tokyo (Japon), où il est actuellement assigné à résidence, le 8 mars 2019. (BEHROUZ MEHRI / AFP)

C'est non. Le tribunal de Tokyo rejette la demande de Carlos Ghosn d'assister au conseil d'administration de Nissan qui a lieu mardi 12 mars, rapportent la chaîne de télévision publique NHK et le quotidien économique Nikkei

S'il a été révoqué en novembre de la présidence, l'ancien dirigeant du constructeur automobile japonais est toujours administrateur. Et il le restera tant que l'assemblée générale des actionnaires (qui se tient le 8 avril) n'aura pas voté sa destitution. "En tant qu'administrateur, il a l'obligation de participer au conseil, donc s'il en obtient le droit, il veut être présent", affirmait un peu plus tôt son avocat, Junichiro Hironaka.

Interdiction de quitter le Japon

Après avoir passé cent jours en prison, l'ancien dirigeant a vu à sa demande de remise en liberté acceptée, mercredi 6 mars, contre une caution de huit millions d'euros. Assigné à résidence à Tokyo depuis, il a interdiction de quitter, même brièvement, le Japon. 

Carlos Ghosn a été inculpé par la justice japonaise pour des accusations de malversations financières et pour abus de confiance. Lui estime avoir été victime d'un "complot" ourdi par Nissan pour faire échouer son projet de rapprochement avec Renault. S'il est reconnu coupable lors de son procès, l'ex-dirigeant de l'alliance Renault-Nissan risquerait jusqu'à dix ans de prison.