Carlos Ghosn : son avocat incrimine la justice japonaise

Carlos Ghosn prendra la parole mercredi 8 janvier pour la première fois depuis qu'il a fui Tokyo (Japon). Les journalistes de France 2 ont pu rencontrer son avocat, qui dénonce les conditions de détention de son client quand il était au Japon.

FRANCE 2

En français, en anglais, ou en arabe, Carlos Ghosn répondra à toutes les questions qui lui seront posées mercredi 8 janvier à Beyrouth (Liban). Lors de la conférence de presse, selon ses avocats, il apportera aussi des preuves du complot organisé par Nissan dont il dit être victime. L'un de ses avocats français, François Zimeray, est arrivé lundi 6 janvier à Beyrouth.

Sa fuite "bafoue le système judiciaire japonais"

Il dénonce une justice japonaise qui ne respecte pas les droits de l'Homme. "Il faut bien comprendre que Carlos Ghosn, au Japon, avait moins de droits que n'en aurait un terroriste mis en examen en France. Dans notre pays, si vous êtes mis en examen, vous avez le droit à un avocat, à consulter votre dossier. Vous pouvez vous défendre et recevoir des visites de la famille. Tous ces droits fondamentaux lui ont été niés dès le premier jour", explique-t-il. Mais les Japonais assument leur procédure. Le constructeur automobile Nissan assure mardi 7 janvier dans un communiqué que la fuite de Carlos Ghosn "bafoue le système judiciaire japonais".

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Carlos Ghosn quittant le bureau de ses avocats, le 6 mars 2019 à Tokyo (Japon).
Carlos Ghosn quittant le bureau de ses avocats, le 6 mars 2019 à Tokyo (Japon). (KAZUHIRO NOGI / AFP)