Carlos Ghosn : les enquêteurs japonais ont posé comme "seule condition de sa sortie" la signature d'aveux, selon son fils

Anthony Ghosn s'exprime pour la première fois depuis le début de la détention du patron de Renault dans les colonnes du "Journal du dimanche".

Carlos Ghosn donne une conférence de presse à Tokyo (Japon), le 20 octobre 2016.
Carlos Ghosn donne une conférence de presse à Tokyo (Japon), le 20 octobre 2016. (TAKEHIKO SUZUKI / YOMIURI / AFP)

Il affirme que son père est "prêt à se défendre de façon vigoureuse". Interrogé par Le Journal du dimanche dans son édition du 6 janvier, le fils de Carlos Ghosn, Anthony Ghosn, explique que "la seule condition de [la sortie de son père] est une confession". En détention prolongée au Japon pour des soupçons de malversations financières, le PDG de Renault pourrait donc être libéré à condition de signer des aveux, selon Anthony Ghosn. "Le paradoxe, c'est que la confession qu'on lui demande de signer est écrite exclusivement en japonais", or "il ne parle pas cette langue", précise-t-il.

"Il ne lâchera rien"

Alors que le patron de Renault fera sa première apparition publique mardi lors d'une audience au tribunal, Anthony Ghosn décrit une étape "très importante". "Pour la première fois, il pourra s'exprimer sur les faits qu'on lui reproche, donner sa vision. Je pense que tout le monde sera assez surpris en entendant sa version de l'histoire. Jusqu'à maintenant, on a seulement entendu l'accusation. Il aura dix minutes pour s'exprimer" et "il ne lâchera rien", poursuit le jeune homme de 24 ans qui s'exprime pour la première fois dans la presse. Pour comparaître, "il portera sa tenue de prisonnier et sera menotté", précise Anthony Ghosn dans Le Journal du dimanche.