Carlos Ghosn comparaîtra publiquement devant un tribunal au Japon mardi 8 janvier

Les avocats du PDG de Renault utilisent une disposition spéciale contenue dans la Constitution japonaise. Ils souhaitent ainsi obliger le procureur à clarifier publiquement le motif de la détention prolongée de leur client.

Des passants regardent un écran de télévision où apparaît Carlos Ghosn, à Tokyo (Japon), le 21 décembre 2018.
Des passants regardent un écran de télévision où apparaît Carlos Ghosn, à Tokyo (Japon), le 21 décembre 2018. (KAZUHIRO NOGI / AFP)

Il veut comprendre les raisons de sa détention. Le PDG de Renault, Carlos Ghosn, a déposé par l'intermédiaire de ses avocats, vendredi 4 janvier, une demande spéciale pour une comparution, afin d'obliger le procureur à clarifier publiquement le motif de sa détention prolongée. 

Il s'agit d'une disposition spéciale contenue dans l'article 34 de la Constitution japonaise. Le tribunal de Tokyo, qui ne pouvait refuser cette demande, a fixé la séance au mardi 8 janvier. Carlos Ghosn comparaîtra en personne avec son avocat.

Détenu depuis le 19 novembre

Ce nouveau rebondissement intervient alors que le tribunal de Tokyo a décidé, lundi 31 décembre, de prolonger de nouveau de dix jours, jusqu'au 11 janvier, la garde à vue du PDG de Renault dans le cadre d'un troisième mandat d'arrêt, sur des soupçons d'abus de confiance.

Carlos Ghosn est détenu depuis son arrestation le 19 novembre. Il est contraint au silence. Ses avocats, qui ne peuvent pas assister aux interrogatoires et n'ont pas accès aux pièces du dossier, ne s'expriment pour ainsi dire pas. Cette première inculpation porte sur des soupçons de minoration illégale de ses revenus dans des rapports annuels de Nissan remis aux autorités boursières.