Carlos Ghosn entendu au Liban par la justice française

Des magistrats français se sont déplacés pour l'occasion au Liban, où l'ancien patron de Renault-Nissan a fui en décembre 2019.

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L'ancien patron de Renault-Nissan Carlos Ghosn lors d'un échange avec des journalistes à Beyrouth, au Liban, le 8 janvier 2020. (JOSEPH EID / AFP)

Une première dans ce dossier. Des magistrats français en déplacement au Liban ont commencé, lundi 31 mai, à entendre l'ancien patron de Renault-Nissan Carlos Ghosn dans le cadre des enquêtes qui le visent à Nanterre et Paris, notamment pour abus de biens sociaux.

Au menu des séances d'interrogatoires prévues jusqu'à vendredi : deux fêtes au château de Versailles, dont une que la justice soupçonne d'avoir été organisée en l'honneur des 60 ans du patron déchu, des flux financiers avec un distributeur commercial à Oman, ainsi que des prestations de conseil quand Carlos Ghosn était PDG de Renault-Nissan.

"Des irrégularités de procédure", selon ses avocats

"La défense a d'ores et déjà identifié dans les dossiers français des irrégularités de procédure qu'elle estime graves", dénoncent dans un communiqué les trois avocats de Carlos Ghosn. L'ex-magnat de l'automobile, "entendu comme témoin, n'a pour lors aucune possibilité de contester la légalité de la procédure", constatent ses avocats. "Seul le statut de mis en examen", que les trois avocats "appellent de leurs vœux, lui permettra de dénoncer les vices juridiques affectant le dossier et de faire réaliser des auditions", estiment-ils.

Agé de 67 ans et visé par un mandat d'arrêt d'Interpol, l'ancien homme d'affaires qui a la nationalité libanaise, française et brésilienne est contraint de rester au Liban depuis sa fuite rocambolesque du Japon en décembre 2019.

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