Areva et EDF ont fixé les grandes lignes de leur accord

A l'occasion de la publication de leur résultats jeudi, EDF et Areva vont officialiser leur rapprochement. Mais on connaît déjà les grandes lignes de l'accord, qui doit en fait permettre de sauver Areva, en grandes difficultés financières.

(Areva et EDF se sont entendus sur les grandes lignes de l'accord de rapprochement © Maxppp)

Avec des pertes de près de 5 milliards en 2014, Areva est au bord de la faillite. Début juin, l'Etat a imposé un rapprochement du groupe avec EDF, pour sauver ce fleuron du nucléaire. A l'occasion de la publication de leur résultats jeudi, EDF et Areva vont officialiser leur rapprochement. Les négociations se sont faites dans la douleur, mais avec l'implication de l'Elysee et de Bercy, les contours d'un accord ont été trouvé.

Le principe est le suivant : EDF ne va pas reprendre l'integralité d'Areva, mais seulement 75 % de l'activité de construction et de maintenance des réacteurs, pour prés de 2,7 milliards.

Areva devra économiser 1 milliard sur 2 ans

Une fois l'essentiel de l'activité réacteur d'Areva passé sous contrôle de l'électricien, il reste donc l'autre partie du groupe, celle qui s'occupe des combustibles nucléaires. Et là, l'avenir de l'entreprise est loin d'etre assuré. D'abord, l'Etat va devoir mettre de l' argent sur la table, on évoque une fourchette de 2 à 5 milliards, mais rien ne sera décidé dans l'immédiat.

Ensuite, Areva devra quand même faire de grosses économies, 1 milliard sur 2 ans. Des économies qui se feront via 5 à 6.000 suppressions de postes, dont 3.600 en France. Un plan de départs est actuellement en négociation, mais les syndicats assurent qu'il n'ont pas la certitude que des licenciements secs seront evités.