Covid-19 : les stations de ski tentent de rassurer leurs clients mais se préparent à de nombreuses annulations

Le gouvernement dira mercredi si les remontées mécaniques pourront rouvrir pour les vacances d'hiver. De nombreux vacanciers avaient contracté des assurances et prévoient d'annuler si la réponse est négative.

Article rédigé par
Laurine Benjebria - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Un enfant, élève de l'Ecole Française de ski, pratique le ski alpin et passe sous des remontées mécaniques à l'arrêt sur le domaine skiable alpin de La Chaume Francis (Vosges). (PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP)

Tous les jours, les téléphones de l'office de tourisme de la station savoyarde La Plagne ne cessent de sonner. À l'autre bout du fil, des futurs vacanciers inquiets alors que le gouvernement doit annoncer mercredi 20 janvier si les remontées mécaniques pourront rouvrir malgré l'épidémie de Covid-19. "On a énormément d'appels qui concernent soit les possibilités de maintien ou d'annulation de séjour, soit les activités que l'on pourra faire en cas de non réouverture des remontées mécaniques", explique Rémy Counil, directeur général de l'office de tourisme.

"À Nantes, on n'a pas souvent de neige"

Il resterait l'option luge, ski de fond, VTT sur neige, randonnée en raquettes. Mais ça ne convainc pas Stéphane. Ce Nantais est supposé partir une semaine avec ses cinq enfants fin février. "Si nous allons au ski, c'est pour pouvoir profiter de l'espace skiable. Nous aimons la pratique du ski de piste. Nous avons une enfant qui a besoin de parfaire son apprentissage du ski avec des cours. Si les remontées mécaniques ne sont pas ouvertes, ça va changer la donne." Le père de famille pourrait ainsi préférer une autre destination, moins loin. Mais ce serait une déception : "À Nantes on n'a pas souvent de neige donc on est contents et on se prépare à ce type de vacances qui est quand même exceptionnel, tous les deux ou trois ans en fonction des budgets."

"On est impatients mais on s'est fait à l'idée de pouvoir annuler."

Stéphane, père de famille nantais

à franceinfo

Les stations de ski s'attendent donc à de nombreuses annulations. Surtout que les futurs vacanciers ont quasi tous pris une assurance. C'est le cas de Coralie, une étudiante vendéenne de 20 ans qui a prévu de skier cinq jours avec deux amies à La Mongie dans les Hautes-Pyrénées. "Le logement, on l'a réservé sur Airbnb, donc on a la possibilité d'annuler jusqu'à fin février puisqu'on part la première semaine de mars."

"On a déjà pris nos forfaits avec une assurance annulation. Si on n'avait pas eu l'assurance, on n'aurait pas pris le risque de déjà réserver."

Coralie, étudiante vendéenne

à franceinfo

Un stress en moins donc pour ces étudiantes qui s'imaginent déjà dévaler les pistes : "Au journal, souvent, le midi ils montrent plein d'images avec la neige et dès qu'on voit des images de ski, on se les partage et on rêve un peu de pouvoir skier", confie Coralie. La Vendéenne et ses amies rêvent aussi de pouvoir enfin se retrouver puisqu'avec le confinement, les cours à distance et les stages, ces étudiantes n'ont pas pu se voir depuis cet automne.

Inquiétude dans les stations de sports d'hiver : reportage de Laurine Benjebria
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