VIDEO. Epiphanie : la fève, trésor des fabophiles et des gourmands

Jusqu'au XVIIIe siècle, la fève était une vraie fève, une grosse graine. En 1875, on la fabrique en porcelaine et on lui ajoute une tête. Depuis, les artisans-boulangers y prêtent une attention toute particulière.

M.-H. BONNOT / T. BRETON / V. MUON / M. VIOLET / FRANCE 2

Certains s'y cassent les dents. D'autres lui doivent une couronne. Cachée dans la galette des rois, la fève est convoitée chaque année, autour de l'Epiphanie, fêtée cette année le dimanche 5 janvier. Parfois, les pâtissiers préparent l'événement plusieurs mois à l'avance, comme Joël Picquenard, artisan-boulanger à Vaucresson (Hauts-de-Seine), qui a choisi de célébrer le patrimoine local avec des monuments du département.

Cette année, le "made in France" est tendance, mais il a un coût. Quand une fève réalisée en Chine coûte 20 centimes, celle qui est conçue en France – en Bourgogne, par exemple – a un coût de revient d'un euro. La plupart du temps, ces pièces sont en effet réalisées à la main, au fil de nombreuses étapes de fabrication. Parfois même, elles sont dorées à l'or fin et peuvent coûter 4 à 5 euros pièce.

Jusqu'au XVIIIe siècle, la fève était une vraie fève. En 1875, on la fabrique en porcelaine et on lui ajoute une tête. Et à partir de 1930, on trouve toutes sortes de figurines. Pour le plus grand bonheur des fabophiles, les collectionneurs de fèves.

Un artisan-boulanger observe une fève à la loupe, le 4 janvier à Thionville (Moselle).
Un artisan-boulanger observe une fève à la loupe, le 4 janvier à Thionville (Moselle). ( MAXPPP)