Le papier d'Arménie, un produit bien français

France 3 vous emmène aujourd'hui dans la fabrique du fameux papier d'Arménie, juste à côté de Paris.

FRANCE 3

Le papier d'Arménie, un nom bien exotique pour ce papier fabriqué à Montrouge (Hauts-de-Seine). On l'y fabrique depuis la fin du XIXe siècle. 100% français, il fête cette année ces 130 ans. Tout a commencé lors du voyage d'un pharmacien, Auguste Ponsot, en Arménie. Il remarque que les habitants y font brûler la résine de benjoin pour parfumer leur maison. De retour en France, il lance alors un papier buvard imprégné de résine. Le succès est immédiat. "À l'époque, il y avait des expositions universelles. Ils ont exposé le papier d'Arménie à ces expositions, on a même eu un prix", raconte Mireille Schwartz, directrice de Papier d'Arménie. Avec des créateurs pharmaciens, le papier a rapidement été commercialisé dans les officines.

2,5 millions de carnets par an

Aujourd'hui, la recette n'a pas changé. C'est toujours la résine de benjoin, importée d'Asie, qui donne son caractère assainissant au papier. Elle macère dans une cuve durant deux mois. On y trempe ensuite le papier buvard. Il faut alors le faire sécher durant six mois. Chaque étape est primordiale. Chaque année, 2,5 millions de ces célèbres petits carnets sortent de la fabrique et sont vendus dans le monde entier.

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