Rentrée scolaire : comment sauver les écoles rurales ?

Fin avril, Emmanuel Macron avait bien dit qu'il ne voulait plus voir d'école fermer avant la fin du quinquennat sans l'accord des maires. Mais certains élus n'ont pas d'autre choix que de regrouper plusieurs établissements pour en faire un. Reportage dans l'Indre.

France 2

C'est peut-être la dernière fois que le maire de Sarzay (Indre) ouvre les portes de la petite école de son village de 300 habitants. Cette année, il n'y aura pas de rentrée des classes. L'an dernier, il y avait ici 14 élèves de CM1 et CM2 regroupés dans une classe unique. Aujourd'hui, il n'y a plus assez d'élèves, mais ça n'a pas toujours été le cas, comme en témoigne une photo de classe du siècle dernier, où l'on peut distinguer 74 élèves. L'Éducation nationale a fermé l'école, faute d'effectifs suffisants, mais la classe a été transférée dans un autre village à 7 km, à Mers-sur-Indre. Ces villages font partie d'un regroupement de communes rurales. Elles se partagent sept classes et 123 élèves.

Fermer des écoles pour sauvegarder l'emploi ?

Quand une école disparaît, comme à Sarzay, c'est un crève-cœur. Et les parents d'élèves doivent s'organiser différemment. Trois frères sont scolarisés dans trois écoles différentes, dans trois villages différents. Mais l'inspecteur d'académie justifie cette fermeture d'école, l'unique solution selon lui pour garder le même nombre de classes et d'enseignants. Lundi 2 septembre, jour de rentrée des classes, l'école de Sarzay restera silencieuse pour la première fois depuis cent-soixante ans. 

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Des lycéens dans une salle de classe lors de l\'épreuve de philosophie du baccalauréat, le 18 juin 2018, à Caen (Calvados). 
Des lycéens dans une salle de classe lors de l'épreuve de philosophie du baccalauréat, le 18 juin 2018, à Caen (Calvados).  (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)