1er-Mai : plus de 200 interpellations dans une ambiance de guérilla urbaine à Paris

Habillées en noir, cagoulées ou casquées, 1 200 personnes ont imposé leur violence devant le cortège parisien prévu à l'occasion du 1er-Mai. La préfecture de Paris avait pourtant prévu dès hier qu'ils seraient présents.

FRANCE 2

En tête de cortège à Paris ce 1er-Mai, 1 200 hommes et femmes cagoulés ont décidé de charger peu après 14h. Les casseurs s'en prennent à un fast food. Ils brisent les vitrines du restaurant et détruisent le mobilier, sous le regard médusé des habitants du quartier. Un chantier se transforme en champ de bataille. Des CRS sont déployés pour riposter. Les casseurs ont pénétré chez un concessionnaire automobile pour mettre le feu à des véhicules.

Qui se cache derrière ces tenues noires ?

Ce sont des groupes d'inspiration anarchiste de la mouvance ultragauche, appelés les "Black Blocs", qui se sont rassemblés aujourd'hui. Des jeunes hostiles aux institutions et aux forces de l'ordre. Se greffent à eux quelques organisations anticapitalistes. Tous ne sont pas des casseurs, mais, parmi les plus radicaux, des individus sont très déterminés. Dans leurs sacs, les policiers ont trouvé des engins explosifs artisanaux. Plus de 200 interpellations ont eu lieu.

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Un casseur pendant la manifestation du 1er mai 2018 à Paris.
Un casseur pendant la manifestation du 1er mai 2018 à Paris. (ALAIN JOCARD / AFP)