Découverte : les salines de Guérande

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Présenté parDavid Pujadas

Diffusé le 26/09/2013Durée : 00h40

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Un voyage au pays de ce qu'on appelle l'or blanc. Il s'agit de sel mais pas n'importe lequel : le sel de Guérande. Le premier à avoir bénéficié d'une appellation. Le plus prisé des grands chefs. Ce sel est récolte depuis plus d'un millénaire. Les salines de Guerande ont été ciselées au Xe siècle. Un paysage hors du commun. Et une exploitation qui a façonné toute la ville alentour.

Depuis plus de 1000 ans, le soleil se reflète sur les marais salants de Guérande. Les 1 500 hectares de saline font la fierté de toute une région. Marie-Thérèse est paludière. Elle récolte le sel depuis plus de 30 ans. Difficile d'imaginer que ce paysage était menacé quand elle s'est lancée dans ce métier.

On a failli le voir disparaître dans le milieu des années 70 par des grands projets immobiliers et touristiques.

Ces projets destructeurs sont loin. Cet été, les paludiers ont récolté plus de 10 000 tonnes de sel avec des techniques qui n'ont pas change depuis le Xllle siècle. Cet or blanc ne sera pas vendu tout de suite.

C'est du sel brut qui a été récolté il y a quelques semaines. Il va rester ici pendant 3 ans pour continuer à s'égoutter.

De tous temps, les salines ont fait la puissance et la fortune de la ville de Guérande. Les remparts de la forteresse médiévale et la porte saint Michel datent du XVe siècle. A l'époque, qui possédait la ville Et qui contrôlait le sel détenait le pouvoir.

C'était le produit qui permettait la conservation des aliments. Au-delà, il était utile dans l'industrie textile pour la coloration.

Les remparts symbolisent ce pouvoir du sel.

Ils ont une affirmation identitaire, affirmer le statut de bonne ville de la cité, plus qu'un rôle défensif.

Au coeur de la cité, la collégiale Saint-Aubain marque l'influence de la ville au Moyen-Age. L'édifice de style gothique était considéré comme le plus important de la région, après la cathédrale de Nantes. Autre témoin de ce passé, les nombreux moulins qui entourent la ville. Celui-ci est particulier, c'est le moulin du diable. Une légende raconte qu'un meunier sans le sou l'avait fait construire par le diable, en échange de son âme. La suite.

Le meunier, pris de remords, a use d'un stratagème. Il a posé sur la dernière pierre du moulin une Sainte-Vierge.

La Vierge a fait fuir le diable. Le meunier a sauvé son âme. L'anecdote se raconte depuis le XVe siècle. C'est dire si Guérandais sont attachés à leurs traditions, et à leur terroir.

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