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Pokémon Go : une "arène de combat" au Bataclan

"Le Figaro" a remarqué qu'il était possible de conquérir des Pokémon, là où a eu lieu l'attaque terroriste du 13 novembre 2015.

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France Télévisions
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Le Bataclan, à Paris, le 24 décembre 2015. (MIGUEL MEDINA / AFP)

Une "arène" de mauvais goût. Selon Le Figaro, mardi 6 septembre, le Bataclan est le théâtre d'affrontements virtuels entre chasseurs de Pokémon. Dix mois après les attentats de Paris, les joueurs de Pokémon peuvent désormais y conquérir les petites créatures en se réunissant devant la salle de concert.

Le journal rappelle que "l'algorithme de Niantic [l'éditeur du jeu], basé sur des données géo-satellites, ne peut connaître à l'avance l'historique de l'emplacement" de ces "arènes". Mais il estime que "les développeurs auraient pu avoir la délicatesse, sinon la dignité, de ne pas en disposer ici".

Auschwitz et l'ossuaire de Douaumont

"Ce n'est pas respectueux vis-à-vis des familles des victimes. Il y a des centaines d'endroits où ils peuvent en mettre. Mais pas ici", a admis sur les lieux un "chasseur de Dracolosse" au Figaro"C'est une question de respect et de dignité, on ne peut pas rire avec ces choses-là".

Pourtant, ce n'est pas la première fois que l'intrusion du jeu pose problème. L'ossuaire de Douaumont, dans la Meuse, un lieu de recueillement à la mémoire des soldats de la bataille de Verdun en 1916, s'est transformé en "arène" Pokémon. Pareil pour le site du mémorial et du musée d'Auschwitz-Birkenau. Najat Vallaud-Belkacem a aussi dû demandé à l'éditeur du jeu de ne pas laisser vagabonder de "Pokémon rares" au sein des établissements scolaires. La ministre de l'Education nationale craignait des "risques d'attroupements", dans un contexte de risque terroriste.

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