Cosmétiques : la place des subtances naturelles

a revoir

Présenté parElise Lucet

Diffusé le 09/05/2014Durée : 00h50

La nature est une véritable caverne d'Ali Baba. Manuel Tissier nous a rejoints sur ce plateau. On utilise de multiples substances naturelles dans les cosmétiques ? Parfois, c'est surprenant.

Manuel Tissier : Oui, on utilise par exemple de la bave d'escargot. Les gastéropodes se déplacent sur le visage pour y laisser le principe actif de leurs sécrétions: l'allantoïne, qui permet de soigner les plaies et adoucir la peau. La bave aussi entre dans la composition de certaines crèmes. Ce sera peut-être bientôt le cas d'un poisson de l'océan Arctique, pour sa résistance aux très basses températures. Une société normande a réussi à isoler l'une de ses molécules et à la reproduire. Elle aurait une efficacité incroyable contre le froid et le vieillissement. On connaît aussi les vertus du raisin, un vrai coffret miracle: les pépins antioxydants permettent de lutter contre les UV ou la pollution. Les sarments sont utilisés dans les antirides et la sève de vigne comme antitache. Elise : Ces molécules naturelles peuvent être utiles en médecine ? Manuel Tissier : C'est vrai. Une fleur comme la reine des prés et les feuilles du saule entrent dans la composition de l'aspirine. La pervenche et l'écorce de l'if, cet arbre conifère, sont utilisés dans plusieurs anticancéreux. La morphine est aussi un dérivé de la fleur de pavot. Pour les médicaments, ces molécules sont débarrassés chimiquement de leur caractère toxique.

Le JT
Les autres sujets du JT
data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==