Chirurgie : opérations sous hypnose

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Présenté parLaurent Delahousse

Diffusé le 29/03/2014Durée : 00h40

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C'est une technique que l'on connaît pour lutter contre des addictions ou des phobies, mais moins comme pratique chirurgicale. Pourtant, l'hypnose est de plus en plus utilisée dans les hôpitaux, notamment pour les opérations légères.

Avant une intervention, cette infirmière prend toujours le temps de parler avec son patient. Aujourd'hui, Julien, 10 ans, va être opéré. C'est elle qui va l'hypnotiser, mais avant, elle a besoin de parler avec lui pour mieux connaître ses goûts. Sous hypnose, Julien va penser à quelque chose d'agréable. Il va se projeter mentalement et visiter une ferme dans l'espace.

Dans cette ferme-là, tu pourras caresser les animaux.

Le voyage commence, guidé par la voix de l'infirmière. Julien reste conscient. Son attention est captée. L'hypnose, associée à une anesthésie locale, permet à l'enfant de rester dans un état de conscience modifiée sans souffrir. Pas besoin d'anesthésie générale, même si une anesthésiste est présente au cas où.

Il est en état d'hypnose.

Oui, car son bras est resté en catalepsie. L'hypnose sert à ce que l'enfant soit tranquille.

L'opération a duré une heure, il faut maintenant réveiller Julien. L'hypnose fonctionne très bien sur les enfants, mais tous ne sont pas aussi réceptifs que Julien.

Il est resté longtemps dans son imaginaire, je n'ai pas eu besoin de l'entretenir régulièrement.

Grâce à l'hypnose, Julien aura moins mal après l'opération, et donc consommera moins de médicaments. Il récupérera plus facilement, tout en gardant un bon souvenir de l'intervention et de son voyage imaginaire.

Il y avait un avion prêt à partir. Je suis monté dedans et je l'ai conduit.

Aujourd'hui, la moitié des centres hospitaliers pratiquent l'anesthésie sous hypnose. L'hypnose fonctionne aussi pour les addictions, les troubles alimentaires, la dépression et même les phobies. Magali a toujours eu peur du vide. Première partie de la séance: maîtriser cette peur qui provoque chez elle des crises de panique.

Une personne reste toujours libre, ce n'est pas une perte de conscience. Une personne sous hypnose va être plus maîtresse d'elle-même.

Vingt minutes plus tard, direction le toit d'un immeuble.

Je ne prends pas plaisir à être là.

Pour l'instant, elle n'est pas rassurée mais, progressivement, elle apprend à se relaxer, à abandonner tout contrôle sur elle-même. Quand elle ouvre les yeux, quelques mètres la séparent du vide, elle s'approche même de son cauchemar sans aucune angoisse.

C'est chouette! Je suis à l'aise.

Il lui faudra encore quelques séances pour éliminer totalement sa peur du vide. 5 à 10% de la population serait résistante à l'hypnose.

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