Menace de grève des surveillants du bac : "On est relativement confiant", assure un syndicat des personnels de l'Éducation nationale

Selon Philippe Vincent, le secrétaire général du Syndicat national des personnels de direction de l'Éducation nationale, les épreuves devraient se dérouler normalement.

Des candidats au baccalauréat passent l\'épreuve de philosophie au lycée Fustel de Coulanges à Strasbourg en 2017.
Des candidats au baccalauréat passent l'épreuve de philosophie au lycée Fustel de Coulanges à Strasbourg en 2017. (DOMINIQUE GUTEKUNST / MAXPPP)

"On est relativement confiant, il n'y a pas d'inquiétude majeure", indique Philippe Vincent, secrétaire général du Syndicat national des personnels de direction de l'Éducation nationale (SNPDEN), invité de franceinfo vendredi 14 juin. Il réagit à l'appel à grève de plusieurs syndicats pour la surveillance du début des épreuves du bac lundi 17 juin.

"On a pris un certain nombre de mesures de précaution pour gonfler nos effectifs de surveillants et ne pas nous retrouver en difficulté. On a puisé assez largement dans nos effectifs enseignants en sur-convoquant pour lundi, de manière à nous assurer que nous avons la capacité, au minimum, de mettre un surveillant dans chaque salle", assure-t-il.

"On sera en capacité d'organiser les épreuves"

"On reste attentifs et prudents", ajoute Philippe Vincent. Selon lui, il faudrait 60% de grévistes pour vraiment mettre en difficulté l'organisation des épreuves. Le secrétaire général du SNPDEN assure que "les taux de mobilisation dans l'année dans le second degré ont atteint, en moyenne, entre 4 et 12%." Il ne se dit donc pas particulièrement inquiet : "On imagine qu'avec les précautions prises d'un côté, et le nombre qu'on peut espérer minoritaire de collègues mobilisés, on sera en capacité d'organiser les épreuves, en tout cas de garantir des conditions normales de surveillance et donc la régularité des épreuves." 

Philippe Vincent rappelle que l'Éducation nationale a "absorbé" en 2018 le mouvement de grève de la SNCF. "On est donc habitué à réagir, on a une capacité à anticiper", promet le secrétaire général du syndicat.