Essonne : après avoir échoué aux oraux du bac, deux élèves agressent violemment le proviseur d'un lycée

L'agression a eu lieu au lycée Marcel-Pagnol d'Athis-Mons (Essonne). Les deux agresseurs présumés sont connus des services de police. Ils ont été interpellés.

Le lycée Marcel-Pagnol à Athis-Mons (Essonne).
Le lycée Marcel-Pagnol à Athis-Mons (Essonne). (GOOGLE STREET VIEW)

En raison de leur échec aux oraux du bac, deux élèves, âgés de 18 et 19 ans, ont agressé violemment le proviseur du lycée Marcel Pagnol lundi 9 juillet dans l'après-midi, à Athis-Mons, dans l'Essonne, a appris franceinfo auprès du parquet d'Evry. Les deux élèves sont extérieurs au lycée, a précisé le rectorat de Versailles dans un communiqué. Ils étaient venus chercher leurs résultats du bac.

Ils menacent de mettre le feu au lycée 

Les faits se sont déroulés en fin d'après-midi. Deux jeunes hommes originaires de l'Essonne se rendent au lycée pour consulter leurs résultats du bac. C'est alors que l'un des deux élèves "s'énerve contre une professeure en voyant qu'il n'avait pas réussi l’examen", indique le parquet d'Evry. Une première altercation éclate. Le suspect de 18 ans casse un bureau en verre. Il est alors conduit avec son comparse de 19 ans hors du lycée par le proviseur. Et c'est devant l'établissement que le plus jeune des deux élèves assène un coup de poing au visage du chef du lycée. De son côté, le deuxième suspect lance au proviseur : "On va revenir, je vais te frapper et on va cramer ton lycée".

La police intervient quelques minutes plus tard. Les deux agresseurs présumés sont interpellés. Ils sont alors placés en garde à vue au commissariat d'Athis-Mons. Les suspects sont connus de la police. Selon le parquet d'Evry, l'un des deux a déjà été condamné pour des faits de violences aux abords d'un établissement scolaire.

Une enquête a été ouverte pour violences sur personne chargée d'une mission de service public, pour menaces de crime ou de délit et pour dégradations de biens d'utilités publiques. Le commissariat d'Athis-Mons est en charge de l'enquête.

Le proviseur a déposé plainte mais n'a pas souhaité être hospitalisé. "Charline Avenel, rectrice de l’académie de Versailles, condamne fermement ces actes de violence et apporte tout son soutien au proviseur, aux équipes et aux élèves présents sur place", a ajouté le rectorat.