Une chasseuse américaine provoque la colère des réseaux sociaux pour avoir tué une girafe noire

Le cliché, pris en Afrique du Sud, date de 2017, mais il a été relayé en juin sur Twitter par le site Africland Post. La girafe noire est une espèce rare, en voie de disparition.

La photo, qui date de 2017, a été diffusée sur Twitter par le site sud-africain Africland Post, le 16 juin 2018.
La photo, qui date de 2017, a été diffusée sur Twitter par le site sud-africain Africland Post, le 16 juin 2018. (TWITTER / AFRICLANDPOST)

Tess Thompson Talley n'en est pas à son coup d'essai. La chasseuse a déjà posé par le passé avec de nombreux trophées de chasse, comme le rappelle le site australien news.com. Mais cette fois, la photo de cette Américaine en compagnie d'une girafe noire qu'elle venait d'abattre ne passe pas. 

Lors d'un voyage en Afrique du Sud en juin 2017, la chasseuse de 37 ans a eu la mauvaise idée de poser avec le cadavre de l'animal. Il faut rapeller que la girafe noire est une espèce rare en voie de disparition. Mais nulle honte pour l'Américaine, qui avait même raconté ses exploits sur les réseaux sociaux, selon USA Today (la photo a été depuis supprimé) : "Oui, je l'ai fait ! J'ai réussi. Sur cette photo, vous voyez une girafe de 18 ans pesant 1 800 kilos, et j'ai reçu 900 kilos de viande dessus. Je n'ai jamais été aussi heureuse."

C'est le site Africland Post qui a déterré le cliché, le 16 juin, pour dénoncer l'attitude de la chasseuse en invitant les internautes à le partager massivement : "Une Américaine blanche sauvage, en partie néandertalienne, qui se rend en Afrique et abat une girafe noire très rare, grâce à la stupidité de l'Afrique du Sud." 

Indignation sur les réseaux sociaux

Le message du site sud-africain a été entendu, car de nombreuses personnes se sont depuis indignés sur les réseaux sociaux. L'humoriste français Rémi Gaillard a notamment estimé, vendredi 29 juin, que "la forme la plus élevée de la vie n'est sûrement pas l'homme". Un autre internaute rappelle que Donald Trump a de nouveau autorisé le rapatriement de certains trophées de gros gibier d'Afrique.

Tess Thompson Talley, qui a fermé l'ensemble de ses comptes sur les réseaux sociaux, a tenu à se défendre, dans un courrier adressé à Fox News. Elle s'est notamment justifiée en indiquant que la girafe avait 18 ans et qu'elle était donc trop vieille pour se reproduire.