Morbihan : des chiens attaquent un refuge pour chats et tuent trois félins

Deux chats étaient déjà morts lorsque les responsables du refuge sont arrivés sur place. Un troisième est mort malgré les soins du vétérinaire. Le propriétaire du refuge soupçonne un acte de malveillance.

Mojiti, Sally et Martin ont été tués par deux chiens qui se sont introduits dans un refuge pour chats de Quiberon (Morbihan).
Mojiti, Sally et Martin ont été tués par deux chiens qui se sont introduits dans un refuge pour chats de Quiberon (Morbihan). (ECOLE DU CHAT DE QUIBERON)

Les deux chiens ont semé la terreur à l'Ecole du chat de Quiberon. Dans la nuit de dimanche à lundi, un berger allemand et un labrador se sont introduits dans ce refuge pour chats du Morbihan. Prévenu vers 6 heures du matin par des militaires résidant à proximité, le président de l'association gérant le refuge, Jean-François Jélébart, a constaté que deux chats, Sally et Mojito, avaient été tués. Un troisième, Martin, n'a pas survécu à ses graves blessures, malgré les soins du vétérinaire.

Pour Jean-François Jélébart, il n'y a pas de doute : les deux chiens n'ont pas pu entrer tous seuls dans le refuge, protégé "par des grillages de deux mètres de haut", précise-t-il à franceinfo. Le filet de protection situé au-dessus du refuge a été retrouvé troué, ce qui laisse supposer aux responsables de l'association que "les deux chiens ont été volontairement balancés par quelqu'un".

Une plainte déposée

Un plainte a été déposée auprès de la gendarmerie ce vendredi 10 août. La propriétaire des chiens, identifiée, pourrait faire l'objet d'une contravention pour les avoir laissés en état de "divagation". Les gérants du refuge pensent toutefois que cette dernière n'est pas la personne qui a introduit les chiens dans le refuge. Ils appellent donc toute personne ayant des informations à ce sujet à se faire connaître auprès d'eux ou de la gendarmerie.

En attendant que l'enquête progresse, le refuge a lancé un appel aux dons sur la plateforme Leetchi, pour "acheter en urgence des matériaux pour reconstruire le parc endommagé et de quoi sécuriser les enclos", ainsi que "pour acheter un système de surveillance". À 16 heures, vendredi, plus de 80 personnes avaient versé de l'argent et la cagnotte dépassait 2 500 euros.