"J'avais la main pleine de sang", témoigne une joggeuse attaquée par une buse en Alsace

Une attaque aussi violente en période de nidification est "très rare", a précisé la Ligue de protection des oiseaux.

Une buse du zoo de Beauval. 
Une buse du zoo de Beauval.  (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

Une joggeuse a été attaquée par une buse la semaine dernière dans la région de Molsheim (Bas-Rhin), rapporte France Bleu Alsace. La jeune femme a été légèrement blessée. La période de nidification, du mois d'avril au mois d'août, est propice à ce genre d'incidents. 

Quand les buses construisent leur nids, elles risquent de prendre les humains qui se trouvent aux alentours pour des prédateurs, indique encore France Bleu. Et c'est ce qui est arrivé à Ketty pendant son jogging. "Je courrais tranquillement, je regardais la nature, j'étais vraiment bien. Et d'un coup, j'ai eu un coup sur la tête avec une grosse douleur derrière l'oreille se souvient-elle. Quand j'ai levé les yeux au ciel, j'ai vu que c'était un rapace. J'ai mis la main derrière mon oreille. J'avais la main pleine de sang. J'ai alors fait demi-tour pour éviter une deuxième attaque."

Une attaque aussi violente est cependant "très rare", précise la Ligue de protection des oiseaux (LPO). "En période de nidification, on a remarqué que les joggeurs, les cyclistes, ceux qui vont relativement vite, sont assimilés par les buses à des prédateurs, détaille Cathy Zell de la LPO du Bas-Rhin. De manière générale, les buses vont plutôt avoir un comportement dissuasif : elles vont pousser des cris, voler proche de la personne, faire des piquets en sa direction. Et dans certains cas très rares, il peut y avoir un contact physique pour protéger la nichée."