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Vidéo Il soigne les animaux des personnes précaires pour aider à leur réinsertion

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Durée de la vidéo : 4 min
Pour eux, aider les animaux de compagnie, c’est aussi aider les personnes précaires qui s’en occupent. Théo Noguer est le fondateur de SoliVet, une association de vétérinaires soignants les animaux solidairement. Brut les a rencontrés.
VIDEO. Il soigne les animaux des personnes précaires pour aider à leur réinsertion Pour eux, aider les animaux de compagnie, c’est aussi aider les personnes précaires qui s’en occupent. Théo Noguer est le fondateur de SoliVet, une association de vétérinaires soignants les animaux solidairement. Brut les a rencontrés. (Brut.)
Article rédigé par Brut.
France Télévisions
Pour eux, aider les animaux de compagnie, c’est aussi aider les personnes précaires qui s’en occupent. Théo Noguer est le fondateur de SoliVet, une association de vétérinaires soignants les animaux solidairement. Brut les a rencontrés.

“Donc ici, on est sur des publics majoritairement grande précarité, donc pour la plupart, des personnes sans domicile fixe, mais aussi des personnes qui sont au RSA en logement.” Théo Noguer est vétérinaire et fondateur de l’association SoliVet. Pour lui, il est important d’aider les personnes en situation de précarité, et notamment leurs animaux de compagnie, qui représentent souvent un frein à leur intégration.

“L’animal, ça peut être réellement un vrai médiateur du travail social”

Traditionnellement, en France, la plupart des centres d’hébergement de personnes sans domicile fixe n'acceptent pas de recevoir les publics accompagnés de chiens ou accompagnés de chats parce qu’ils ont peur que l’animal crée des nuisances. Ça exclut d’office une certaine partie de la population des personnes sans domicile fixe qui sont très attachées à leur animal et qui pour rien au monde ne l’abandonneraient en échange d’un hébergement”, explique-t-il. 

“Je reste persuadé que cet animal, faut arrêter de le voir uniquement comme quelque chose qui va créer des nuisances, créer des freins à l’insertion, mais que ça peut être réellement un vrai médiateur du travail social. Parce que finalement, quand la personne arrive avec son animal ici, en consultation, on arrive à aborder plein de questions, comme l’hygiène de la personne, son parcours de vie, son état de santé, etc., en parlant de ceux de l’animal. L’animal des personnes sans domicile fixe, c’est un animal qui a un rôle de soutien qui est incroyable, c’est vraiment… Pour le coup, c’est le seul membre de leur famille, souvent. C’est pour ça qu'on essaye de prodiguer la meilleure qualité de soins à ces personnes-là, à ces animaux”, ajoute Théo Noguer. 

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