Protection animale : à quoi servent les campagnes choc de L214 ?

L’association L214 a dénoncé une nouvelle fois les pratiques de l’élevage intensif il y a quelques jours, en filmant une exploitation porcine dans l’Allier. La marque Herta, qui se fournissait en partie dans cette exploitation, a mis un terme à leur collaboration. 

France 3

Des cochons avachis sur le béton, des enclos si petits qu’ils blessent les animaux ou encore des porcelets tués parce que jugés trop chétifs. Les images prises par L214 dans une exploitation de l’Allier sont un condensé de souffrances et de maltraitances. "Le travail de l’éleveur, c’est de ramasser les cadavres, commente le cofondateur de L214, Sébastien Arsac, auprès de France Télévisions. Dans ces types d’élevages, il y a 20 % de mortalité." L’exploitation fournissait la marque Herta, qui lui avait même attribué le label Préférence, qui garantit le bien-être animal. 

Faire évoluer les mentalités 

Dans le 15ème arrondissement de Paris, les clients d’un marché visionnent les images. "C’est infect. Ça ne devrait pas exister", estime un couple. "Nous, on aime les animaux", confie un artisan volailler. Régulièrement, l’association révèle au grand public les coulisses de certains abattoirs et élevages. Les images, souvent très choquantes, contribuent à faire évoluer les pratiques. Par exemple, "la plupart des supermarchés se sont engagés à ne plus commercialiser les œufs qui sont issus d’élevage en cage", rapporte Sébastien Arsac. Herta a également suspendu son approvisionnement auprès de la ferme de l’Allier. 

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Une photo d\'un élevage de poules, à Chauche (Vendée), diffusée par l\'association L214, le 30 avril 2017.
Une photo d'un élevage de poules, à Chauche (Vendée), diffusée par l'association L214, le 30 avril 2017. (L214 / AFP)