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Limoges : environ 300 personnes manifestent pour dénoncer les pratiques d'abattage

Des dizaines de manifestants ont répondu à l'appel de l'association L214, qui a révélé, début novembre, une vidéo-choc sur l'abattage de vaches en gestation dans l'abattoir municipal.

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France Télévisions
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Mauricio Garci-Perreira, employé de l'abattoir municipal de Limoges, dénonce les pratiques d'abattage lors d'une manifestation, le 26 novembre 2016 dans la ville, en Haute-Vienne.  (PASCAL LACHENAUD / AFP)

Elles ont défilé avec des photos montrant le calvaire enduré par certaines bêtes. Environ 300 personnes ont manifesté, samedi 26 novembre, à Limoges (Haute-Vienne), pour protester contre les maltraitances animales. Elles ont répondu à l'appel de l'association L214, qui a révélé, début novembre, une vidéo-choc sur l'abattage de vaches en gestation dans l'abattoir municipal.

"La lutte vient juste de démarrer, ce n'est pas fini !" a lancé, très ému, Mauricio Garcia-Perreira au début de la manifestation. Cet employé de l'abattoir, d'origine espagnole, âgé de 47 ans, avait tourné en mai et septembre des vidéos d'abattage de vaches gestantes dans le plus gros abattoir municipal de France (300 à 500 bêtes par jour, 80 employés). Ces images choquantes ont été rendues publiques par l'association pro-vegan L214, qui milite pour que la pratique de l'abattage des femelles en gestation soit interdite.

Une proposition de décret restée pour l'instant lettre morte

"Ils continuent à tuer des vaches pleines encore ! Depuis que j'ai dénoncé, ils ont tué des vaches pleines et ils vont continuer ! On va se battre pour arrêter ça !", a lancé Mauricio Garcia-Perreira, à l'adresse des manifestants réunis devant la mairie.

Selon nos confrères de France 3 Limousin, une délégation a ensuite été reçue par l'élu en charge de l'abattoir municipal, Rémy Viroulaud (LR). Elle lui a remis une motion pour que "cessent immédiatement les actes de cruauté commis à l'abattoir", que "le box d'immobilisation des bovins soit remplacé pour permettre un étourdissement efficace" et que "l'abattage des femelles gestantes soit interdit dans l'attente d'un texte national".

Selon une participante, l'élu s'est engagé à verser 350 000 euros d'ici à 2017 pour le remplacement du box d'immobilisation. "La mairie de Limoges s'est montrée sensible au contenu des vidéos et des efforts sont faits, mais à la fin, le business prime et il est hors de question pour la ville de perdre un marché", a déploré Marie-Anne Robert-Kerbrat, élue écologiste d'opposition. Une proposition de décret, pour interdire l'abattage des vaches gestantes, a également été présentée. 

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