Loi contre la maltraitance animale : "C'est une magnifique première marche", salue le député LREM Loïc Dombreval

Les députés étudient une proposition de loi de la majorité contre la maltraitance animale ce mardi à l'Assemblée nationale.

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Radio France
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Une autruche au cirque Zavatta. L'Assemblée Nationale se penche ce mardi 26 janvier sur la proposition de loi contre la maltraitance animale. (VICTOR VASSEUR / RADIOFRANCE)

La proposition de loi contre la maltraitance animale "est une magnifique première marche", salue mardi sur franceinfo le député LREM, et vétérinaire, Loïc Dombreval. Le député est le co-auteur de la proposition de loi, présentée mardi 26 janvier à l'Assemblée nationale, qui prévoit notamment la fermeture des delphinariums ou encore l'obligation de stérilisation des chats errants.

franceinfo : Est-ce que les mairies et les municipalités auront les moyens de payer cette facture qui serait autour de 80 millions d'euros pour la stérilisation des chats errants ?

Loïc Dombreval : C'est une estimation, elle me paraît très élevée. Il faudrait mettre cette somme d'un coup sur la table pour résoudre d'un coup le problème. C'est absolument impossible. On va stériliser, augmenter massivement la stérilisation et cela sur plusieurs années. Ce qui est certain, en tout cas, c'est que l'État doit accompagner les collectivités locales et les maires. (...) Il y a également les vétérinaires qui pratiquent sur ces questions des tarifs qui sont des tarifs extrêmement privilégiés dans le cadre de leur action en protection animale. Bien sûr, les bénévoles font un travail incroyable. (...) C'est un problème sanitaire. C'est un problème d'abord de conditions de vie de l'animal qu'on ne peut pas laisser en l'état. Et donc, effectivement, dans cette loi, il y a maintenant une obligation de ces collectivités locales, des maires. On ne peut pas continuer comme ça. Un chat, c'est une portée de chatons tous les deux mois, pour faire simple, avec une maturité sexuelle à six mois. Un jour, il aura plus de plus de chats errants que de Français.

Certains, comme des responsables de parcs zoologiques ont dénoncé "des décisions prises un petit peu sous le coup de l'émotion" concernant les delphinariums. Que leur répondez-vous ?

Bien sûr, les deux delphinariums qui restent en France ne sont pas contents de ces mesures. J'observe juste que ce sont des mesures qui sont prises par d'autres pays et par des grands pays. J'observe aussi que l'opinion publique, dans des sondages sérieux, indique de façon majoritaire que les Français sont gênés par la présence de ces animaux en captivité. J'observe également enfin que la fréquentation de ces parcs ne cesse de décroître année après année. On les met dans des baignoires, dans des gouttes d'eau. Je conçois parfaitement que ces gens dans ces delphinariums apportent le plus grand soin aux animaux qui sont détenus, mais ils ne peuvent pas se sentir bien ces animaux, c'est impossible. C'est une transition qu'on propose.

Le texte présenté à l'Assemblée n'évoque ni la corrida, ni la chasse à courre. C'est donc un texte assez parcellaire ?

Si nous les avions inclus, nous aurions eu un texte qui n'aurait jamais été voté. C'est du pragmatisme. Ce texte est un texte historique en matière de protection animale des animaux de compagnie et de la faune sauvage captive. C'est déjà immense. On va passer trois jours dans l'hémicycle. On est en procédure accélérée avec le Sénat. La loi sera votée en 2021 en France. Et même si je suis d'accord pour dire que cette loi est incomplète, c'est une magnifique première marche. Et ce serait injuste que de balayer d'un revers de main les avancées qu'elle apporte.

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