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Allemagne : le grand procès d'une femme néonazi

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France Télévisions

Les islamistes réclament une loi anti-blasphème.

En Allemagne, le plus grand procès de néonazis de l'après-guerre s'est ouvert aujourd'hui à Munich. Celui d'une femme de 38 ans, unique survivante d'un groupuscule accuse de 9 meurtres racistes. Elle a passé 13 ans en cavale.

Lorsqu'elle arrive, Beate Zschape esquisse un petit sourire Elle tourne le dos, pas de photos. A l'extérieur, 500 policiers tentent de contenir des Turcs en colère. Certains ont perdu des proches, tous veulent savoir pourquoi cette femme serait devenue meurtrière.

Je ne peux pas imaginer qu'elle reste silencieuse.

En novembre 2011, elle incendie son appartement et se rend à la police. A l'intérieur, les enquêteurs découvrent le pistolet qui a tué 9 commerçants turcs et grecs entre 2000 et 2006. Quelques jours auparavant, ses deux compagnons s'étaient suicidés dans un camping-car. Avec l'arme qui avait tué une policière de 22 ans en 2007.

On sait qu'il y a 150 personnes qui ont aidé ce trio. Il existait des réseaux qui fonctionnaient à partir des prisons.

Deux attentats contre des étrangers à Dusseldorf et à Cologne en 2004, Durant plus de 10 ans, la police allemande a ferme les yeux sur le terrorisme d'extrême droite. Aujourd'hui, beaucoup réclament des sanctions.

Beate n'est pas la seule coupable ! L‘Etat devrait être dans le box des accusés.

Le nombre de crimes imputés à des noénazis, 68 en 10 ans selon le ministère de l'Interieur, plus de 150 selon les médias, suscite des débats.

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