Violences conjugales : la ministre de la Justice reconnaît d'éventuels dysfonctionnements

Depuis le début de l'année 2019, 70 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint ou de leur ex-compagnon. Mercredi 3 juillet, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a demandé une enquête pour vérifier les défaillances possibles survenues dans des dossiers. La ministre reconnaît d'éventuels dysfonctionnements.

FRANCE 2

Julie Douib, 34 ans, tuée en mars 2019 par son ex-conjoint de deux balles dans le corps, était l'amie d'enfance de Céline Lolivret. Avant sa mort, la jeune femme s'était confiée. Elle disait être victime de violences quotidiennes de la part de son ex-compagnon. "Elle subissait des violences verbales, des violences physiques, en public. Ça a été dénoncé en public", explique Céline Lolivret.

Un collectif de familles de victimes créé pour alerter les pouvoirs publics

À plusieurs reprises, Julie Douib s'est rendue au commissariat pour porter plainte. Ce qui n'a pas empêché son ex-conjoint de passer à l'acte. "Je n'accuse personne, mais je pense qu'il y a quand même eu un manquement, qu'on n'a pas su la protéger. On aurait pu éviter ce drame", affirme son amie. Cette dernière a décidé de créer un collectif avec d'autres familles de victimes pour alerter les pouvoirs publics sur ces situations. Depuis le début de l'année 2019, 70 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-compagnon. La plupart d'entre elles avaient pourtant demandé de l'aide à la police ou à la gendarmerie.

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Partout en France, samedi 23 novembre, de nombreuses marches ont lieu contre les violences conjugales. Une mobilisation qui intervient à deux jours de la journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes. Les associations attendent des mesures fortes du gouvernement. (REMY GABALDA / AFP)