Violences conjugales : l'opérateur de la ligne d'écoute 3919 saisit la justice contre sa mise en concurrence

Le gouvernement souhaite renforcer ce service et notamment le rendre accessible 24h/24. Il affirme qu'une procédure d'appel d'offres est indispensable pour des raisons juridiques.

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Une affiche est collée dans les locaux de la Fédération nationale Solidarité femmes à Paris, le 25 novembre 2016. (PATRICK KOVARIK / AFP)

L'opérateur actuel de la ligne d'écoute 3919 pour les femmes victimes de violences conjugales va saisir la justice pour demander l'annulation de la procédure de mise en concurrence qui doit décider de l'avenir de ce service, a-t-il annoncé mercredi 20 janvier. "Face à l'entêtement du gouvernement d'ouvrir un marché public" pour désigner la structure devant gérer le 3919, la Fédération nationale Solidarité femmes (FNSF), qui opère ce service depuis 1992, "a décidé d'introduire ce jour un référé précontractuel devant le tribunal administratif de Paris pour obtenir son annulation", a-t-elle expliqué dans un communiqué.

"En conséquence", la FNSF a décidé de ne pas être candidat à l'appel d'offres lancé par le gouvernement le 15 décembre, ajoute la fédération, soutenue par plusieurs organisations féministes et par une pétition ayant recueilli plus de 65 000 signatures.

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