Universités : que sont les libertés académiques ?

Suite à la polémique autour de sa demande d’enquête sur l’islamo-gauchisme à l’université, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a assuré défendre les libertés académiques. En quoi consistent-elles ? 

France 2

"Le président de la République est profondément attaché à l’indépendance des enseignants-chercheurs", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. En d’autres termes, à leur liberté académique. De quoi s’agit-il, au juste ? Le code de l’éducation est clair à ce sujet : les enseignants et chercheurs "jouissent d’une pleine indépendance et d’une entière liberté d’expression dans l’exercice de leurs fonctions d’enseignements et de leurs activités de recherche". C’est donc l’enseignant "qui décide du programme qu’il délivre", précise Caroline Pascal, cheffe de l’inspection générale de l’éducation du sport et de la recherche, dans une "démarche de déontologie". Il se doit ainsi "d’appuyer ses recherches et ses enseignements sur un travail solide, dans lequel il s’appuie sur des preuves".

Les limites de la liberté académique 

Deux principes essentiels marquent les limites de la liberté académique : la tolérance et l’objectivité, elles aussi inscrites dans le code de l’éducation. "La tolérance c’est ce qui permet de ne pas blesser autrui lorsqu’on exprime quelque chose qui est tranché, et l’objectivité, c’est le fait que ce que nous disons doit relever d’une démarche qui s’appuie sur des faits, des éléments vérifiables", indique Christophe Voilliot, cosecrétaire général du syndicat SNESUP-FSU. Des sanctions pénales existent, comme "la diffamation, l’insulte", rappelle de son côté Thomas Clay, professeur de droit à Paris 1, tout comme "une échelle de sanctions" propre aux universités. 

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Liberté académique 
Liberté académique  (FRANCEINFO)