Une épreuve des écoles de commerce consultable 4 mois avant le concours

L'organisateur a annoncé que l'épreuve incriminée serait finalement "maintenue".

Selon Ecricome, qui organise les concours communs à cinq écoles de commerce, annuler l\'épreuve passée le 20 avril 2013 \"défavoriserait les candidats qui excellent dans le domaine concerné\".
Selon Ecricome, qui organise les concours communs à cinq écoles de commerce, annuler l'épreuve passée le 20 avril 2013 "défavoriserait les candidats qui excellent dans le domaine concerné". (DRAZEN VUKELIC / GETTY IMAGES)

Voilà qui va faire rêver les aspirants bacheliers. Plus de 3 000 étudiants ont planché sur une épreuve, samedi 20 avril, dont le contenu était disponible en ligne depuis quatre mois, corrigé inclus, dans les annales du concours d'entrée à plusieurs écoles de commerce. L'organisateur a annoncé, mercredi 24 avril, que l'épreuve incriminée serait finalement "maintenue".

La banque d'épreuves Ecricome regroupe les épreuves communues aux concours d'accès à cinq écoles de commerce (Bordeaux, Marseille, Rouen, Reims, Nancy). Selon elle, annuler l'épreuve "défavoriserait les candidats qui excellent dans le domaine concerné". Quant à la reporter, cela "ne permettrait pas à tous les candidats de se représenter, compte tenu notamment des périodes d'examens qui s'ouvrent dans les universités", ajoute Ecricome. Ces épreuves permettent aux étudiants bac + 3 d'entrer directement en deuxième année de scolarité dans ces écoles, dont la formation dure trois ans.

La nature de l'épreuve – une analyse de texte – justifie également cette décision, selon l'organisateur, car elle "ne permet aucun recours à une antisèche ou à du plagiat et aucun cas de fraude n'a été relevé dans les centres de concours". Dans un message envoyé à tous les candidats, Ecricome explique enfin que le sujet était "publiquement et librement accessible sans restriction" sur son site, et que "le principe d'égalité entre les candidats n'est donc pas remis en cause". Le directeur général d'Ecricome a expliqué, lundi, que cette situation est le fruit d'un "dysfonctionnement administratif, un cas inédit".