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Trisomie 21 : le témoignage d’une maman française émeut la planète

Caroline Boudet, journaliste originaire d’Alençon (Orne), est la mère d’une petite Louise, née il y a quatre mois avec une trisomie 21. Lassée des commentaires et des jugements, elle a posté ce lundi un texte sur Facebook pour dire sa colère. Son message a été partagé plus de 15.000 fois en seulement quelques jours.
Article rédigé par Nolwenn Le Jeune
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Le portrait de Louise, petit fille atteinte de trisomie 21, fait le tour du monde depuis lundi 8 juin © Caroline Boudet)

"Elle, c'est ma fille. Louise , raconte Caroline Boudet sur sa page Facebook. [Elle] a deux bras deux jambes, des bonnes grosses joues et un chromosome en plus."   Un cri du cœur posté ce lundi 8 juin par cette jeune mère journaliste, originaire d’Alençon (Orne), après un rendez-vous médical où elle a entendu des réflexions désobligeantes sur sa fille de quatre mois atteinte de trisomie 21. Ce message a ému les internautes du monde entier.

Des propos souvent déplacés et une jeune maman lassée

"Dans l'ensemble, les médecins sont géniaux depuis la naissance de ma fille et le diagnostic de sa maladie génétique" , explique Caroline. Mais ce lundi, sa rencontre avec un nouveau professionnel de santé lui laisse un goût amer. "En l’espace de trente minutes, j’ai eu un petit condensé de remarques déjà entendues par rapport à mon enfant, souligne-t-elle. Et ce jour-là, ça m’a beaucoup blessé !"  En rentrant chez elle, Caroline Boudet décide d’écrire sa lassitude et de publier un long message sur sa page Facebook, pour que Louise ne soit plus réduite à sa trisomie 21. "Ce 47ème chromosome n'est pas ce qu'elle EST, c'est ce qu'elle A", explique Caroline Boudet.

"Ce n'est pas mon "bébé trisomique". C'est mon bébé, point." Caroline Boudet, mère de Louise.

Une colère soutenue par des milliers d'internautes

La jeune mère, aussi journaliste, publie dans le même temps une tribune sur le site internet du Huffington Post. Très vite, son message fait le tour des réseaux sociaux et des médias du monde entier. En quatre jours, son texte Facebook a été partagé plus de 15.000 fois. Il a été traduit en anglais et a trouvé un écho auprès de beaucoup de parents de jeunes enfants atteints de trisomies 21. Pour Caroline Boudet, un tel engouement est totalement inattendu, mais la mère de Louise espère que cela permettra au plus grand nombre d’éviter des mots malheureux et blessants. 

 

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