Marseille s'attaque au stationnement gênant : 115 000 verbalisations et 16 000 véhicules en fourrière depuis le 1er janvier 2021

La ville de Marseille s'est attaqué début 2021 au "véritable fléau" qu'est le stationnement gênant, a expliqué sur franceinfo mardi l'adjoint au maire chargé de la tranquilité publique. "Il faut aller plus loin", a-t-il même affirmé.

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Radio France
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Un policier verbalise une voiture mal garée à Lorient (Morbihan), le 14 mai 2002 (illustration). (FRANCOIS DESTOC / MAXPPP)

Stationnement sauvage, en double voire en triple file : la ville de Marseille fait la chasse au stationnement gênant. Dans la deuxième ville de France, des "actions majeures" ont été engagées depuis le 1er janvier 2021 pour lutter contre ce qui est un "véritable fléau", a expliqué sur franceinfo mardi 26 octobre l'adjoint au maire chargé de la Tranquilité publique, de la Prévention et de la Sécurité. Selon Yannick Ohanessian, depuis le début de l'année, plus de 115 000 verbalisations ont été réalisées et plus de 16 000 véhicules ont été emmenés en fourrière, soit une augmentation de 15% par rapport à 2020. De nouvelles actions sont menées depuis la mi-octobre.

Sortir de la "culture de l'impunité"

Parce qu'il "faut aller plus loin", a estimé Yannick Ohanessian, qui juge que "le folklore ambiant ne fait plus rire grand monde", la Ville a décidé d'engager des équipages spécialisés en centre-ville et dans les quartiers périphériques, d'inclure la question du stationnement dans la mission de la police municipale et d'augmenter les effectifs autour de la vidéo verbalisation.

"Nous avons multiplié les missions d'îlotage, c'est-à-dire ces équipes de la police municipale en pédestre qui sillonnent les rues de Marseille", a aussi expliqué l'adjoint au maire. "Régulièrement, ils interviennent auprès des automobilistes qui ne respectent pas les règles en vigueur et émettent des contraventions." Il s'agit de contravention de quatrième classe, soit 135 euros, "375 euros si elle est majorée" avec "des retraits de points sur le permis de conduire"

"On a envie de sortir de cette culture de l'impunité dans la ville, pour que chacun comprenne qu'il y a des règles et qu'elles s'appliquent pour tout le monde", fait valoir l'adjoint chargé de la tranquillité publique, qui évoque une "tolérance zéro". "Dans la deuxième ville de France, ce n'est pas possible qu'on en vienne à des situations parfois de blocage ou de congestion totale d'artères, à cause de véhicules stationnés en double ou triple file."

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