Les radars routiers ne vont rapporter qu'entre 500 et 600 millions d'euros à l'État en 2019

La somme ne représente que la moitié des recettes prévues par le projet de loi de finances 2019 qui tablait sur 1,04 milliard d'euros.

Un employé de la DIR (Directions interministérielles des routes) établit une limite de vitesse de 80 km/h à Grenade, le 28 juin 2018.
Un employé de la DIR (Directions interministérielles des routes) établit une limite de vitesse de 80 km/h à Grenade, le 28 juin 2018. (PASCAL PAVANI / AFP)

En 2019, les amendes des radars routiers vont rapporter entre 500 et 600 millions d'euros, d'après les prévisions du gouvernement, a appris franceinfo jeudi 3 octobre confirmant une information des Echos. Cette somme représente 40% de moins que ce prévoyait le projet de loi de finances 2019. Présenté il y a un an, il tablait sur une recette de 1,04 milliard d'euros. 

Une baisse due aux dégradations des radars

Cette forte baisse s'explique par plusieurs facteurs dont les dégradations de radars. Elles ont augmenté depuis la mise en place de la limitation à 80km/h sur les routes secondaires puis avec le mouvement des "gilets jaunes". Les documents budgétaires évoquent "une vague de vandalisme sans précédent fin 2018" avec pour conséquence de nombreux appareils hors d'usage et des photos inexploitables. Un rapport de la mission d'information parlementaire baptisée "Impact gilets jaunes", publié en juillet dernier, établissait que 2 410 radars ont été détruits et 577 abîmés pendant la crise des "gilets jaunes". 

L'exécutif a décidé de mettre en sourdine le déploiement des radars automatiques jugeant la remise en état des appareils existants prioritaire. Le parc de radars sera ainsi constitué de 4 400 équipements d'ici fin 2020, contre l4 700 prévus au départ. Seuls 75% des radars étaient fonctionnels cette année. Le gouvernement vise 93% l'an prochain et espère gagner 728 millions d'euros grâce aux radars. 

Le projet de loi de finances 2020 prévoit une légère augmentation de ces recettes l'année prochaine, avec une prévision qui s'élève à 730 millions d'euros.