Le Conseil national de la Sécurité routière appelle à "définir le trottoir" pour le rendre aux piétons, face aux trottinettes et aux vélos

Les piétons ont de moins en moins d'espace pour marcher "parce qu'on n'a pas osé prendre assez de place à la voiture", dénonce Geneviève Laferrère qui représente la Fédération française des usagers de la bicyclette au Conseil national de la sécurité routière.

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Radio France
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La cohabitation entre piétons, trottinettes et vélos, pas toujours facile sur les trottoirs (illustration sur les Champs-Elysées, à Paris). (OLIVIER BOITET / MAXPPP)

"C'est un appel au secours des piétons", s'alarme lundi 28 novembre sur franceinfo Geneviève Laferrère, membre du Conseil national de la Sécurité routière, au sein duquel elle représente la Fédération française des usagers de la bicyclette (Fub). Elle dénonce le fait que les piétons ont de moins en moins d'espace pour marcher, "à cause des motos, des poubelles, des panneaux de signalisation" et exhorte les pouvoirs publics à "définir le trottoir", aujourd'hui devenu "la portion congrue".

"Aujourd'hui, dans le code de la route, le trottoir n'existe pas, il est défini par ce qui reste", regrette Geneviève Laferrère, tout en dénonçant le fait que ce qui reste, parfois, ne laisse pas assez de place à une personne avec poussette et enfant. Elle réclame également "une vigilance accrue" de ce qui se passe sur les trottoirs par les collectivités territoriales, notamment vis-à-vis des trottinettes électriques. Geneviève Laferrère propose de l'interdire aux mineurs, comme c'est déjà le cas dans la ville de Lyon.

Le trottoir, "un refuge" pour les vélos

Lorsque les zones à faible émission se développent dans les grandes villes, pour en limiter l'accès aux véhicules les plus polluants, le Conseil national de la Sécurité routière appelle à remettre la marche au centre, "une marche qui soit sereine", là où elle est actuellement "un handicap" en "concurrence" avec les autres modes de déplacement comme la trottinette et le vélo qui "viennent se réfugier sur le trottoir parce qu'on n'a pas osé prendre assez de place à la voiture".

Selon elle, il faut se poser la question de l'absence de pistes cyclables et la question de leur "largeur". "Il y a des pistes cyclables qui sont trop étroites par rapport au nombre de cyclistes", affirme la représentante de la FUB. "Le trottoir devient un refuge, et ce n'est plus possible", déplore-t-elle.

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