"Il faut impérativement apporter une aide à ces personnes" : les associations inquiètes du plan contre la pauvreté des enfants

Le gouvernement doit présenter un plan de lutte contre la pauvreté des enfants au mois d'avril. Mais consultées en amont, les associations de terrain, comme la fondation Abbé Pierre, ne sont pas satisfaites et réclament des mesures plus concrètes.

Devant le Secours populaire de Nancy, le 3 septembre 2012.
Devant le Secours populaire de Nancy, le 3 septembre 2012. ( MAXPPP)

C'est l'une des priorités du gouvernement, un plan de lutte contre la pauvreté des enfants est attendu pour le mois d'avril. Mais déjà, les associations caritatives s'inquiètent. Certes, elles ont été consultées mais elles craignent que le gouvernement n'annonce pas suffisamment de mesures concrètes. Pour le collectif "Alerte", Emmanuel Macron a ainsi l'occasion de montrer qu'il n'est pas seulement le président des riches, comme l'opposition le lui reproche.

"Une volonté de réduire les budgets"

Pour Christophe Robert de la fondation Abbé Pierre, contacté par franceinfo, si le gouvernement réduit les financement des centres d'hébergement et de réinserttion, ce sont des enfants qui risquent de se retrouver à la rue. Il faut donc d'urgence des mesures concrètes : "Il y a une volonté de réduire les budgets, mais il y a neuf millions de pauvres en France et un million de pauvres de plus en 10 ans", s'indigne Christophe Robert.

"Aujourd'hui quand on a moins de 25 ans, si on n'a plus de famille, on a zéro euro de ressource ! Vous n'avez même pas accès au 470 euros du RSA, poursuit le délégué général de la fondation Abbé Pierre. On les voit arriver dans nos centres d'hébergement d'urgence ces jeunes-là. Si on veut s'occuper de la lutte contre la pauvreté et notamment des enfants et des jeunes, il faut impérativement apporter une aide à ces personnes", demande-t-il.

Alors que les arbitrages sont attendus pour le printemps, les associations du collectif réclament d'ores et déjà un revenu minimum décent de 850 euros par mois pour les adultes dès 18 ans mais également des mesures pour l'accueil des enfants de moins de 3 ans ou une extension de la garantie jeune qui permet d'aider les plus de 26 ans.