Les places manquent dans les cimetières

À la veille de la Toussaint, certains s'apprêtent à se rendre sur la tombe d'un défunt. À Paris, être enterré dans l'un des cimetières de la ville est quasiment devenu un luxe, car il n'y a plus de place. Elles sont pour beaucoup occupées par des concessions perpétuelles.

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Être inhumé dans les cimetières historiques de Paris comme au Père-Lachaise à côté de Chopin est presque impossible aujourd'hui. À moins d'y posséder un caveau de famille. Pour les nouvelles concessions, l'espace est saturé : 5 000 demandes l'an dernier pour seulement 171 places disponibles. La raison de ce manque de place : à Paris, 97% des concessions sont perpétuelles soit la quasi-totalité des 156 000 tombes, dont certaines sont à l'abandon.

Signaler les tombes abandonnées

Pour que la ville puisse reprendre une concession perpétuelle, la tombe doit avoir trente ans, sans inhumation depuis dix ans et être en état d'abandon. Mais surtout, il faut l'accord des ayants droit, difficile et long à obtenir selon la mairie. Aujourd'hui, certains maires ont décidé d'agir comme à Noyon dans l'Oise. Pour éviter que le cimetière n'arrive à saturation, les tombes abandonnées sont systématiquement signalées. En un an, 60 000 tombes ont été récupérées. Les ossements eux, placés dans un ossuaire. Une manière de faire de la place.

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Le cimetière du Père Lachaise, à Paris, le 23 avril 2018.
Le cimetière du Père Lachaise, à Paris, le 23 avril 2018. (MANUEL COHEN / AFP)