L'Eglise catholique s'oppose à la dispersion des cendres des morts dans la nature

A une semaine du jour des morts, l'Eglise catholique a publié des normes sur la pratique de la crémation.

Une urne funéraire dans un crématorium de Thionville (Moselle), le 5 novembre 2009.
Une urne funéraire dans un crématorium de Thionville (Moselle), le 5 novembre 2009. (MAXPPP)

L'Eglise catholique a publié, mardi 25 octobre, des normes sur la pratique de la crémation. Elle affirme que les cendres des morts doivent être conservées dans des cimetières, et non gardées à domicile ou dispersées dans la nature.

A une semaine du jour des morts, célébré le 2 novembre, le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal allemand Gerhard Ludwig Müller, a rappelé que "la conservation des cendres dans l'habitation domestique n'est pas autorisée".

Des dérogations dispensées par les évêques

Garder les cendres dans un cimetière ou un lieu sacré réduit "le risque de soustraire les défunts à la prière et au souvenir de leur famille et de la communauté chrétienne", a-t-il insisté devant la presse. Il n'est pas non plus permis pour les catholiques de disperser des cendres "dans l'air, sur terre, dans l'eau ou de toute autre manière", a ajouté le cardinal.

Les évêques peuvent cependant accorder une autorisation "en cas de circonstances graves et exceptionnelles liées à des conditions culturelles à caractère local". Le texte du Vatican ne donne pas d'exemple, mais cela pourrait être le cas des zones de guerre où une inhumation serait remise à plus tard.