Dalaï-lama : "Ça aurait été bien pour les plus hautes autorités de l'Etat de rencontrer une conscience morale"

En visite en France, le dalaï-lama rencontrera mercredi une délégation parlementaire, mais aucune rencontre officielle n'est prévue avec François Hollande, Manuel Valls ou un ministre du gouvernement. Ce que regrette Jean-Patrick Gille, député PS d’Indre-et-Loire et co-président du groupe d’études sur le Tibet à l’Assemblée nationale.

Jean-Patrick Gille, député PS d’Indre-et-Loire et co-président du groupe d’études sur le Tibet à l’Assemblée nationale
Jean-Patrick Gille, député PS d’Indre-et-Loire et co-président du groupe d’études sur le Tibet à l’Assemblée nationale (CHRISTOPHE MORIN / MAXPPP)
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"Ça aurait été bien pour les plus hautes autorités de l'Etat de rencontrer ce qu'on peut appeler une conscience morale et un symbole qui représente en même temps, même s'il n'est plus l'autorité politique puisqu'il a renoncé en 2011, la cause tibétaine et les Tibétains qui sont en souffrance en Chine", a estimé le député Jean-Patrick Gille lundi matin sur franceinfo.

Le député a précisé que le dalaï-lama "n'était pas demandeur, ni son entourage, d'une rencontre avec les autorités".

Barack Obama et Angela Merkel ont rencontré le chef spirituel tibétain. Y-aurait-il une frilosité particulière chez les Français ? "Malheureusement, je crains que oui", a estimé Jean-Patrick Gille. "Cela ne me semble pas la bonne attitude. Je n'ai pas l'impression que les Allemands même, si Angela Merkel a rencontré le dalaï-lama, ont souffert économiquement. Au contraire, j'ai l'impression que cela crée du respect et un rapport de force", a-t-il ajouté.

Jean-Patrick Gille, député PS d’Indre-et-Loire : "Ça aurait été bien pour les plus hautes autorités de l'Etat de rencontrer ce qu'on peut appeler une conscience morale et un symbole"
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