Plages privées, bars, boites de nuit... SOS Racisme dénonce la persistance des discriminations dans certains établissements

L'association a organisé ce week-end une opération dite de "testing" dans 56 établissements situés dans une douzaine de villes françaises proches du littoral.
Article rédigé par Alain Gastal, France Info
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Le logo de l'association SOS Racisme. (LAURE BOYER / HANS LUCAS / VIA AFP)

Malgré les campagnes récurrentes, rien ne change. SOS racisme vient de publier les résultats de son testing d'été comme elle le fait régulièrement l'association a voulu vérifier l'existence de discrimination et mesurer leur ampleur à l'entrée des établissements de loisirs dans 13 villes françaises proches du littoral. En tout, ce sont 56 établissements - plages privées, bars, restaurants ou discothèques - qui ont été testés du Touquet-Paris-Plage (Pas-de-Calais) à Cannes (Alpes-Maritimes) en passant par la Baule, Nantes, Bordeaux, Montpellier, Palavas-les-Flots et Aix-en-Provence. 

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À chaque fois, trois couples se présentent qui ne se distinguent que par leur origine apparente : européenne pour l'un, maghrébine pour l'autre et subsaharienne pour le troisième couple. Dans un cas sur six, il y a eu traitement différencié avec soit un refus d'entrée sur un prétexte fallacieux où l'on indique que le couple est "trop jeune" ou encore qu'"il fallait réserver", soit un service dégradé : un moins bon emplacement proposé sur une plage privée, par exemple.

SOS racisme constate que la discrimination semble plus importante monte à un établissement sur trois dans l'Hérault à Palavas-les-Flots, Montpellier et la Grande-Motte. L'association demande aux préfets concernés de rappeler la loi, de sanctionner les établissements coupables et souhaite que des affiches visibles rappellent à chacun le caractère illégal de toute discrimination.

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