Le magazine "Valeurs actuelles" condamné en appel pour injure raciste contre la députée LFI Danièle Obono

Le journaliste et le directeur de l'hebdomadaire visés par ce jugement vont se pourvoir en cassation, a annoncé jeudi un des avocats.

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France Télévisions
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La députée LFI Danièle Obono devant le tribunal judiciaire de Paris, le 23 juin 2021, avant le procès en première instance de "Valeurs actuelles", pour injure publique à caractère raciste. (NOEMIE COISSAC / HANS LUCAS / AFP)

Le directeur du magazine Valeurs actuelles, Erik Monjalous, et un journaliste de l'hebdomadaire, Laurent Jullien, ont été condamnés, jeudi 17 novembre, en appel à Paris, à une amende de 1 000 euros avec sursis pour injure publique à caractère raciste envers la députée de La France insoumise (LFI) Danièle Obono. Ils sont également condamnés par la cour d'appel à verser 5 000 euros de dommages et intérêts à l'élue, ainsi qu'un euro symbolique pour les associations s'étant constituées partie civile auprès de la parlementaire. Ces peines sont moins sévères qu'en première instance.

Le directeur de la rédaction, Geoffroy Lejeune, a été, lui, relaxé de toutes les poursuites à son encontre. Contacté par franceinfo, l'un des avocats de l'hebdomadaire annonce que le magazine va se pourvoir en cassation.

En août 2020, Valeurs actuelles avait publié un récit de sept pages intitulé Obono l'Africaine, où il racontait comment l'élue de Paris née au Gabon, dépeinte en esclave, expérimentait "la responsabilité des Africains dans les horreurs de l'esclavage" au XVIIIe siècle. L'article, accompagné de dessins représentant la députée collier en fer au cou, avait été condamné unanimement par toute la classe politique, dont Emmanuel Macron.

Un pourvoi en cassation

"La cour d'appel de Paris met un coup d'arrêt à la diffusion des discours racistes et xénophobes tenus par la droite extrême et l'extrême droite", a réagi Danièle Obono dans un communiqué reçu par l'AFP. La députée y voit "une validation et un encouragement à continuer le combat contre le racisme sous toutes ses formes et expressions"

De son côté, son avocat estime que cette condamnation "enfonce le clou et confirme le caractère injurieux et raciste de cette publication". Elle "dissuadera à l'avenir tous ceux qui répandent des discours de haine dans la sphère médiatique". Partie civile aux côtés de la députée LFI, la Ligue des droits de l'homme (LDH) s'est "réjouie" de la nouvelle décision de justice.

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