La police démantèle un important réseau de proxénétisme en Haute-Savoie

Le réseau d'origine colombienne avait fait venir une quarantaine de jeunes femmes d'Amérique Latine.

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France Bleu Pays de Savoie - franceinfo
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Un réseau de prostitution basé en Haute-Savoie a été démantelé par l'Office Central pour la Répression de la Traite des Êtres Humains (OCRTEH) et la police judiciaire entre septembre et octobre 2020. (GOOGLE MAPS)

L'Office Central pour la Répression de la Traite des Êtres Humains (OCRTEH) et la police judiciaire ont démantelé un vaste réseau de prostitution en Haute-Savoie, rapporte France Bleu Pays de Savoie mardi 13 octobre. Au terme de leur enquête, les policiers ont procédé à l'arrestation de neuf personnes entre septembre et octobre. Au total, 40 femmes étaient exploitées en région parisienne par des proxénètes de la région.

Des jeunes femmes venues d'Amérique Latine

Au terme d'une enquête qui a duré plus d'un an, les deux services ont mis à jour un réseau basé en Haute-Savoie. "C’est depuis ce département que le réseau, d’origine colombienne, exploitait une quarantaine de jeunes femmes", explique la commissaire Elvire Arrighi, cheffe de l'OCRTEH, "Ces dernières, venues d’Amérique Latine, se prostituaient dans des appartements de la région parisienne."

L'organisation, très rodée, gérait tout le processus : elle s'occupait de faire venir les jeunes femmes et de louer des appartements. France Bleu Pays de Savoie rapporte qu'il existait même un "standard" pour fixer des rendez-vous avec les prostituées du réseau.

On ne peut pas parler d'autre chose que de criminalité organisée

Elvire Arrighi, cheffe de L'Office Central pour la Répression de la Traite des Êtres Humains

France Bleu Pays de Savoie

L'OCRTEH alerte sur les conditions de travail des prostituées : "Ces jeunes femmes sont des esclaves contre leur gré" et "prisonnières d'un système qui les dépasse", déplore la commissaire Arrighi. "Même si elles disent être consentantes, elles deviennent rapidement dépendantes matériellement de ce réseau. Pour se prostituer, elles ont besoin de ce qui devient une petite entreprise. On ne peut pas parler d'autre chose que de criminalité organisée." Les perquisitions qui ont eu lieu ont permis de saisir plus de 100 000 euros. 

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