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Prix du gaz : le gouvernement limite la hausse à 2%

Les prix du gaz vont augmenter de 2% au 1er octobre. Annonce du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie. GDF Suez a récemment demandé à la Commission de régulation de l'énergie une hausse de 7% des prix du gaz.
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Radio France
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Les prix du gaz ont déjà augmenté de 2% le 20 juillet dernier. GDF Suez souhaitait aller plus loin en obtenant une nouvelle hausse de 7%. La porte-parole du gouvernement, Najat
Vallaud-Belkacem, avait alors jugé que cette demande n'était "en l'état
pas satisfaisante".

Une vingtaine d'euros en plus pour un ménage qui se chauffe au gaz

Les tarifs réglementés du gaz en France augmenteront bien. La hausse sera limitée à 2% au 1er octobre, a annoncé lundi le ministère de l'Energie. "C'est la demande qui est adressée par le gouvernement" , explique-t-on au ministère.

GDF Suez avait transmis à la Commission de régulation de l'énergie (CRE) une demande de hausse de 0,9% pour couvrir ses coûts d'approvisionnement et réclamait une revalorisation de 6% pour compenser le plafonnement à 2% de la hausse survenue en juillet, des demandes déjà rejetées mercredi par le gouvernement.

C'est le deuxième refus qu'essuie GDF Suez.

La ministre de l'Ecologie Delphine Batho avait promis la semaine dernière qu'il n'y aurait "pas de hausse de 7%" des prix du gaz au 1er octobre, comme le réclame pourtant GDF Suez.

Même si cette hausse est inférieure au montant exigé par GDF Suez, elle dépasse nettement la règle qu'avait fixée le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, début juillet, lorsqu'il avait dit vouloir limiter la hausse du gaz et de l'électricité au niveau de l'inflation, laquelle tourne autour de 2% sur un an. Invité du JT de TF1 le 4 juillet, le chef du gouvernement avait alors déclaré : "Il n'est pas question d'augmenter le prix du gaz plus que de l'inflation" .

Les ministres rappellent que le gouvernement soutiendra, dans le cadre de la proposition de loi du député PS François Brottes discutée le 26 septembre, une réforme du mécanisme tarifaire et une extension du nombre de bénéficiaires des tarifs sociaux. Annoncée la semaine dernière par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, celle-ci verra leur nombre passer d'un million à quatre millions de foyers, soit huit millions de personnes bénéficiaires.

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