Prisons : les syndicats restent inflexibles

Le conflit des surveillants pénitentiaires avec le gouvernement reste toujours sans solutions. Ce jeudi 25 janvier, de nombreux sites restent bloqués de partout en France, alors que la ministre de la Justice peine toujours à satisfaire les demandes de l'administration pénitentiaire.

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Les prisons sont de plus en plus proches du point de rupture, après une dizaine de jours de mouvement social. Les réformes proposées par la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, sont toujours jugées insuffisantes par les syndicats des surveillants pénitentiaires ce jeudi 25 janvier. À Perpignan, Nantes, et dans des dizaines d'autres établissements de l'Hexagone, les surveillants poursuivent le blocage. Et ce, malgré les premières sanctions : "On a des jours de mise à pied. Une partie indemnitaire nous est également retirée et on peut aussi très bien passer au conseil de discipline", détaille un surveillant syndiqué UFAP.

Nicole Belloubet en difficulté

Jeudi après-midi, les syndicats sont revenus à la table des négociations. Le gouvernement propose une augmentation des primes et des effectifs ainsi que la création de 1 500 places pour les détenus terroristes ou radicalisés. Si le syndicat majoritaire, l'UFAP, salue une avancée, FO et la CGT pénitentiaire rejettent ces propositions. Un véritable casse-tête pour Nicole Belloubet, qui bénéficie toujours de la confiance d'Emmanuel Macron.

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