Mouvement dans les prisons : Emmanuel Macron soutient "pleinement" Belloubet

Le chef de l'Etat a assuré que le Premier ministre et lui avaient "pleine confiance" en la ministre de la Justice pour résoudre la crise des prisons.

Emmanuel Macron lors de ses vœux aux agriculteurs à Saint-Genès-Champanelle (Puy-de-Dôme), en Auvergne, le 25 janvier 2018.
Emmanuel Macron lors de ses vœux aux agriculteurs à Saint-Genès-Champanelle (Puy-de-Dôme), en Auvergne, le 25 janvier 2018. (REUTERS)

Au onzième jour d'un conflit social inédit par son ampleur depuis un quart de siècle dans les prisonsEmmanuel Macron a apporté son soutien à Nicole Belloubet, la garde des Sceaux. "La ministre est à la manœuvre et, je suis sûr, aura une solution négociée avec les organisations" syndicales, a déclaré, jeudi 25 janvier, le président de la République à l'issue de son discours de vœux aux agriculteurs à Saint-Genès-Champanelle (Puy-de-Dôme), en Auvergne. 

"Le Premier ministre et moi avons pleinement confiance et soutenons pleinement l'action de la ministre", a insisté Emmanuel Macron. Car Nicole Belloubet a été critiquée par l'opposition et des syndicalistes pour avoir manqué d'empathie et de réactivité en ne se rendant pas immédiatement à la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), où un détenu jihadiste a blessé plusieurs surveillants le 11 janvier.

Un nouveau projet d'accord présenté aux syndicats

"Il y a aujourd'hui une crise qui est liée à des agressions inacceptables et qui imposent une série de réponses qui seront négociées par la ministre dans les prochains jours, et je souhaite que l'ensemble des organisations syndicales soient dans cet esprit de négociation", a ajouté le président. Meilleure gestion des détenus islamistes radicalisés, sécurité des surveillants renforcée, augmentation des postes et des indemnités pour "plus de 30 millions d'euros"... La Chancellerie a commencé, jeudi, à présenter aux syndicats pénitentiaires un nouveau "projet d'accord", d'ores et déjà rejeté par Force ouvrière et la CGT.

"Aujourd'hui, il y a une proposition qui est sur la table, il faut que chacun se positionne. Il faut que chacun ait le sens des responsabilités. Nous avons fait des propositions, nous considérons qu'elles sont tenables (...). Je ne m'engage pas sur des choses qui ne sont pas tenables", a déclaré de son côté le Premier ministre, jeudi soir, lors de son rendez-vous hebdomadaire avec les internautes sur Facebook.