Indre : un détenu jette une casserole d'eau bouillante au visage d'un surveillant

Un surveillant de prison a été gravement brûlé par un détenu de la prison de Saint-Maur, dans l'Indre. Il lui a jeté de l'eau bouillante au visage samedi matin, selon nos confrères de France Bleu Berry.

La prison de Saint-Maur, dans l\'Indre.
La prison de Saint-Maur, dans l'Indre. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

Un détenu de la prison de Saint-Maur (Indre) a jeté une casserole d'eau bouillante au visage d'un surveillant samedi 23 février. L'agent est gravement brûlé, selon France Bleu Berry.

Vers 7 heures, trois agents font le tour des cellules du quartier d'isolement quand un des détenus les surprend à l'ouverture de sa cellule, une casserole d'eau bouillante à la main. Il la verse sur le visage d'un des surveillants.

Huit jours d'ITT, le visage et les épaules brûlés

Le surveillant a été transporté aux urgences de Châteauroux et doit se rendre au centre des brûlés de Tours lundi. Selon l'administration pénitentiaire, contactée par franceinfo, le nez de la victime est pelé et son visage brûlé mais pas au troisième degré. Selon le syndicat Force Ouvrière pénitentiaire, ce surveillant de 38 ans a été gravement brûlé au visage et aux épaules. Il a été transporté aux urgences de Châteauroux. Il a eu huit jours d'ITT, d'incapacité totale de travail.

"Il ne doit pas avoir de plaque chauffante dans une cellule d'isolement. Comme cela, on évitera des agressions comme celle-ci", a réagi Frédéric Stoll, délégué régional Force Ouvrière pénitentiaire. "Pour les détenus qui sont détectés dangereux, il faut mettre en place tout ce qui est possible pour qu'ils ne puissent pas récidiver mais on ne nous donne pas les moyens pour", regrette-t-il.

Le détenu n'en serait pas à son coup d'essai

D'après l'administration pénitentiaire, le détenu présente des problèmes psychologiques. Déjà connu pour des agressions de surveillants, l'homme a été placé en quartier disciplinaire et des sanctions vont être prises en vertu du règlement intérieur. En attendant, l'administration pénitentiaire fait le point pour savoir si les surveillants étaient protégés au moment de l'agression.

Force Ouvrière et la CGT réclament que le détenu soit jugé en comparution immédiate pour agression sur personne dépositaire de l'autorité publique. Les syndicats demandent aussi son transfert.