Orpea : l'ancien PDG de la SNCF, Guillaume Pepy, proposé à la tête du conseil d'administration

Le groupe privé de maisons de retraite est dans la tourmente depuis la parution début 2022 du livre enquête "Les Fossoyeurs".

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Guillaume Pepy, responsable d'"Initiative France", lors d'une conférence de presse à Paris, le 19 janvier 2021.  (ERIC PIERMONT / AFP)

Orpea renouvelle ses têtes d'affiche. Guillaume Pepy, ancien PDG de la SNCF, "sera proposé pour assurer la présidence du nouveau conseil d'administration", a annoncé, dimanche 3 juillet, le groupe privé de maisons de retraite. "Un profond renouvellement du conseil d'administration sera proposé à la prochaine assemblée générale", avec l'arrivée de cinq nouveaux administrateurs indépendants, précise Orpea. 

Le géant français des maisons de retraite et des cliniques privées est plongé dans la tourmente depuis la parution en janvier d'un livre-enquête, Les Fossoyeurs, qui documente des mauvais traitements infligés aux résidents, des fraudes comptables et administratives et des pratiques contestables en matières de ressources humaines.

Les nominations comme administrateurs indépendants de Guillaume Pepy, actuellement président d'Initiative France, Isabelle Calvez, directrice des ressources humaines du Groupe Veolia, John Glen, président du conseil d'administration de BIC SA jusqu'en mai et David Hale, directeur général de Guerbet Group, seront soumises au vote des actionnaires lors de l'assemblée générale le 28 juillet prochain.

Une enquête préliminaire ouverte en avril

Laurent Guillot, qui a effectué une grande partie de sa carrière chez Saint-Gobain et directeur général d'Orpea depuis vendredi, sera également proposé comme nouvel administrateur lors de cette assemblée générale, ajoute Orpea.

Philippe Charrier, qui présidait le conseil d'administration avant que le scandale éclate et qui "a assuré à titre provisoire la direction générale d'Orpea de février à juin 2022", "a choisi de mettre un terme à son mandat d'administrateur à l'issue de la prochaine assemblée".

A la suite d'un signalement que le gouvernement a émis à la justice fin mars, une enquête préliminaire a été ouverte en avril pour "maltraitance institutionnelle" et "infractions financières". Les enquêteurs creusent également plus d'une quarantaine de plaintes, dont la majorité a été déposée de manière groupée début avril par des familles de résidents d'Ehpad, qui accusent Orpea de "mise en danger de la vie d'autrui" et d'"homicide involontaire".

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