Nucléaire : les Français invités à donner leur avis sur la poursuite de l’exploitation des plus anciens réacteurs en service 

L’Autorité de sûreté nucléaire ne s’oppose pas de son côté à une "poursuite de l’activité" mais demande des assurances techniques à EDF.

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Radio France
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Les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Flamanville (photo d'illustration). (ANTHONY RAIMBAULT / RADIOFRANCE)

La consultation publique sur la poursuite de l’exploitation des plus anciens réacteurs nucléaires d’EDF commence jeudi 3 décembre et va durer jusqu’au 15 janvier. Elle sera mise en ligne sur le site internet de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Il s’agit de recueillir l’avis des Français sur la possibilité de continuer à faire tourner au-delà de 40 ans les 32 réacteurs de 900 mégawatts qui ont été mis en service dans les années 1980, a expliqué l'ASN au cours d'une conférence de presse. Chacun de ces réacteurs permet l’alimentation électrique de 400 000 foyers. 

Cette enquête publique, prévue par la loi sur la transition énergétique de 2015, est engagée pour la première fois. Elle sera complétée par des consultations publiques locales réalisées sur chacun des sites. Dans ses recommandations, l’Autorité de sûreté nucléaire ne s’oppose pas à une "poursuite de l’activité des réacteurs de 900 mégawatts", mais elle demande à EDF d’effectuer certaines vérifications techniques, comme s’assurer qu’il soit possible d’injecter suffisamment d’eau dans le cœur des réacteurs en cas d’accident grave. 

Elle prévient aussi que la prolongation est conditionnée aux capacités techniques de la filière nucléaire à réaliser convenablement les travaux. Des capacités remises en cause après les incidents survenus sur le chantier de l’EPR de Flamanville, notamment sur les soudures. EDF a lancé un plan d’amélioration du niveau des techniciens du nucléaire, baptisé plan Excell.

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