Nucléaire : le gouvernement pourrait lancer la construction de nouveaux réacteurs EPR avant le démarrage de Flamanville

Le gouvernement envisage la construction de six nouveaux EPR, une fois que le chantier de Flamanville sera terminé. Mais cette décision pourrait être prise "un peu en avance", a déclaré sur BFMTV la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
La centrale nucléaire de Flamanville 3 et son réacteur de type EPR en construction, en novembre 2016. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

Le gouvernement pourrait décider la construction de nouveaux réacteurs nucléaires EPR en France avant même la fin du chantier de la centrale de Flamanville (Manche). "Lorsque l'EPR de Flamanville sera livré, nous devons prendre cette décision", a déclaré la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher, vendredi 30 septembre sur BFMTV. "Peut-être nous la prendrons un peu en avance lorsque nous serons sûrs que l'EPR de Flamanville sera sur la bonne voie."

L'exécutif, qui envisage la construction de six nouveaux EPR en France, avait jusqu'à présent assuré que toute décision sur de nouveaux réacteurs surviendrait lors du prochain quinquennat et "au plus tard en 2023 lorsque Flamanville sera entrée en service". Ne pas attendre "la mise en service éventuelle de l'EPR de Flamanville avant de faire ce choix déterminant pour la France reviendrait à imposer une décision dans un total déni de démocratie", a critiqué l'ONG Greenpeace.

La date de mise en service reste inconnue

L'EPR de Flamanville, dont la construction a débuté en décembre 2007, devait au départ être mis en service en 2012, mais son chantier a été affecté par de nombreux déboires. Son coût s'élève actuellement à 12,4 milliards d'euros selon EDF, contre 3,3 milliards prévus avant le début du chantier. A quelle date entrera-t-il en service ? "Quand EDF aura terminé sa construction", a éludé Agnès Pannier-Runacher. "Les choses sont en bonne voie et nous nous préparons au chargement du combustible avant la fin de l'année 2022", avait récemment déclaré Le PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, dans La Presse de la Manche.

Dernière difficulté en date sur le chantier, des anomalies ont été détectées sur les soudures de piquages (partie d'une tuyauterie qui la raccorde à une autre ou à un récipient). L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) devait se prononcer cet été sur les propositions d'EDF pour résoudre ce problème, mais n'a pas encore rendu sa décision.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Nucléaire

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.